Matinik, 24 septanm 2026
Réunie en séance plénière ce 24 septembre, l’Assemblée de Martinique a examiné le bilan intermédiaire du premier plan d’optimisation des recettes et des dépenses de la Collectivité Territoriale de Martinique, ainsi que les orientations d’un deuxième plan pour 2027 et 2028.
Le premier plan a produit ses premiers résultats. Voté en juin 2025, il prévoyait 90,8 millions d’euros de mesures. Au 30 juillet 2026, 74,9 millions d’euros ont déjà été réalisés, et la capacité d’autofinancement brute de la Collectivité s’est améliorée de 26,4 millions d’euros. La seconde phase de ce premier plan porte encore sur 20 millions d’euros supplémentaires.
Ces résultats reposent sur des recettes mieux mobilisées, un suivi renforcé des cofinancements européens, une gestion plus rigoureuse des moyens généraux et le réaménagement de la dette. Les travaux conduits en 2026 ont également permis de recenser près de 60 millions d’euros d’engagements parfois très anciens, notamment des aides accordées aux communes, dont l’apurement se fait en concertation avec elles.
Ces avancées ne suffisent toutefois pas à résorber l’écart structurel entre les dépenses récurrentes et les ressources disponibles. Le second plan vise à poursuivre la reconstitution d’une capacité d’autofinancement suffisante pour préserver l’investissement et stabiliser l’endettement. Son effet cumulé est estimé à 69,2 millions d’euros sur 2027 et 2028.
Ce plan repose sur trois principes. La continuité du service public, d’abord, avec une prise en compte de la situation réelle de chaque organisme et de chaque établissement plutôt que des réductions uniformes. La proportionnalité de l’effort ensuite, grâce à une organisation plus efficiente et à la mutualisation des moyens. La protection des publics prioritaires enfin, pour que les situations les plus fragiles soient préservées et la continuité des droits garantie.
« Ce second plan est la suite logique du travail engagé depuis 2022. Les premiers résultats sont là, ils sont mesurables, mais le chemin reste long. Nous ne ferons pas porter l’effort à l’aveugle. Chaque mesure tient compte de la réalité de ceux qu’elle concerne, et les Martiniquais les plus fragiles ne subiront aucune rupture de leurs droits. Redresser nos finances, c’est retrouver la capacité d’investir pour la Martinique et de décider par nous-mêmes de notre avenir », a déclaré Serge LETCHIMY, Président du Conseil Exécutif de Martinique.
Le dialogue se poursuivra avec les établissements, les organismes satellites, les communes et les partenaires sociaux, et un état d’avancement sera présenté régulièrement à l’Assemblée de Martinique.





