Fermer le menu
ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités créatives de ANTILLA concernant l'art, le design et les affaires

    Les tendances du moment

    octobre 15, 2026

    Caraïbe : 250 millions de dollars pour investir avant les catastrophes

    octobre 15, 2026

    Trinidad and Tobago : ExxonMobil mise sur une nouvelle expansion pétrolière

    octobre 15, 2026
    Facebook X (Twitter) Instagram
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    • Rubriques
      • Édito de Henri PIED
      • Ecologie / Environnement
      • Art/Culture
      • Caraïbe
      • Entreprises
      • Le Regard de Gdc
      • Patrimoine
      • Politics
      • Santé
      • Sports
      • Tribunes
    • Nos dossiers
      • Grandes figures
        • Édouard Glissant
        • Aimé Césaire
        • Frantz Fanon
        • Pierre Aliker
        • Camille Darsières
        • Alfred Marie-Jeanne
        • Patrick Chamoiseau
        • Raphaël Confiant
        • Serge Letchimy
      • Grands enjeux
        • Sargasses
        • Rhum
        • Vie chère
        • La presse en Martinique
      • Portrait ou enquête
    • À propos
      • Qui sommes-nous ?
      • Kit média
    • Contact
    annonces
    ABONNEMENT
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    Home » Aurélia Michel : « L’histoire de l’esclavage irrigue encore une large part de l’organisation de notre société »
    Actualité

    Aurélia Michel : « L’histoire de l’esclavage irrigue encore une large part de l’organisation de notre société »

    septembre 18, 2020Mise à jourseptembre 18, 2020Aucun commentaire
    Facebook LinkedIn WhatsApp

    Illustration ::L’historienne Aurélia Michel. YANN LEGENDRE


    Pour l’historienne, la fiction raciste de « Valeurs actuelles » et le débat sur le titre « Les Dix Petits Nègres » montrent que l’ordre établi depuis plusieurs siècles ne tient plus tout seul : il faut l’alimenter d’arguments, de dessins, de fantasmes, analyse-t-elle dans un entretien au « Monde ».


    Propos recueillis par Claire Legros

    Que dit la fiction raciste de Valeurs actuelles de notre société ? Comment analyser les débats sur la suppression du mot « nègres » dans le titre du célèbre roman d’Agatha Christie ? Aurélia Michel est historienne et autrice d’un essai où elle décrypte la façon dont l’esclavage et la colonisation ont contribué à construire un « ordre racial » qui structure encore aujourd’hui le monde contemporain (Un monde en nègre et blanc. Enquête historique sur l’ordre racial, Points, « Essais », inédit, 400 p., 10 euros).

    Pour la chercheuse au Centre d’études en sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques (Cessma) et maîtresse de conférences en histoire des Amériques noires à l’université Paris-Diderot, on assiste à « une remise en cause croissante de cette organisation sociale fondée sur la race ».

    Quelle analyse faites-vous de la publication par « Valeurs actuelles » du récit mettant en scène Danièle Obono, députée de Paris (La France insoumise), en esclave africaine ?

    Cet épisode met en scène de façon extrêmement choquante, mais malheureusement sans surprise, des ressorts classiques du racisme depuis le XIXe siècle. On y trouve bien sûr la négation de l’implication de l’Europe dans la traite, dont la responsabilité est renvoyée aux Africains, alors que le XVIIIe siècle, période choisie par les auteurs, est précisément le moment où la traite africaine est entièrement commanditée par l’économie européenne.

    Un autre procédé raciste bien identifié est l’ensauvagement – terme utilisé récemment dans un autre contexte –, qui consiste à mettre en scène le caractère prétendument primitif des conditions de vie des Africains, pour le tourner en ridicule, alors même que les conditions de vie des paysans français à la même époque n’étaient sans doute pas plus confortables selon ces critères.

    La mise en avant de fantasmes sur l’esclavage sexuel constitue un autre procédé raciste, là encore sans aucun fondement historique. Les seuls personnages blancs – et français –, dans cette histoire, sont un prêtre et des religieuses, ce qui montre bien l’image tronquée de la France que ses auteurs cherchent à restaurer, d’autant plus absurde que l’Eglise catholique n’était alors pas engagée contre l’esclavage.

    Vous montrez dans votre essai que l’histoire de l’esclavage reste très présente dans l’organisation de notre société. Cette séquence s’inscrit-elle dans cet héritage ?

    Elle en fait pleinement partie. L’histoire de l’esclavage et de la colonisation irrigue encore une large part de notre organisation économique, sociale et politique. Au moment de l’abolition de l’esclavage, la notion de race s’est construite sur un argumentaire pseudo-biologique qui, comme l’esclavage, met en place une altérité radicale, une exclusion fondamentale du groupe : les catégories raciales déterminent les corps susceptibles d’être exploités par une position prétendument naturelle dans le monde du vivant.

    Il vous reste 71.15% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

    La suite est réservée aux abonnés.

    ARTICLES SEMBLABLES

    octobre 15, 2026

    La Martinique face à la question de la terre

    octobre 15, 2026

    Pwent Sonn accueille les championnats de France Masters : le nord de la Martinique à l’heure du surf

    octobre 15, 2026
    Ajouter un commentaire

    Les commentaires sont désactivés.

    La Veille des Marchés
    jeudi 15
    octobre
    +1,0 %
    juillet 2026
    En juillet 2026, les prix à la consommation en Martinique ont augmenté de 1,0 % sur un an.
    +1,0 % pour l’alimentation
    +2,3 % en avril 2026
    Hausse de l’indice d’ensemble des prix sur douze mois.
    Sources officiellesvérifiées
    Voir l'observatoire
    Étude offerte cette semaine
    Ce que la Martinique achète au dehors, et à qui, en 2025
    Recevoir l'étude gratuitement
    VOTRE MAGAZINE DU MOIS
    Actualités de la Caraïbe
    Caraïbe

    Caraïbe : 250 millions de dollars pour investir avant les catastrophes

    Financer des infrastructures plus résistantes, développer les énergies renouvelables et améliorer la gestion de l’eau : une nouvelle obligation régionale ambitionne de mobiliser jusqu’à…

    Trinidad and Tobago : ExxonMobil mise sur une nouvelle expansion pétrolière

    octobre 15, 2026

    Le Guyana et la Jamaïque ont signé un accord de coopération touristique lors de la conférence régionale SOTIC.

    octobre 15, 2026

    Économie caribéenne : une croissance soutenue, des fragilités persistantes

    octobre 15, 2026

    CARICOM : les petits États veulent peser sur les décisions mondiales Nations unies dans la Caraïbe.

    octobre 15, 2026
    INSCRIVEZ-VOUS À NOTRE CHAÎNE !
    Publiez vos annonces Légales

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités de Antilla Martinique.

    Merci ! Votre demande a bien été prise en compte.

    Consultez les annonces légales
    Consulter nos anciens numéros
    Nos différentes rubriques
    Archives
    © 2026 Copyright ANTILLA. Tous drois réservés. Programmé par ANTILLA.
    • CONTACT
    • MARKETING
    • MENTIONS LÉGALES
    • ANNONCES LÉGALES
    • À PROPOS D’ANTILLA

    Saisissez votre recherche ci-dessus, puis appuyez sur Entrée pour lancer la recherche. Appuyez sur Esc pour annuler.