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Covid-19 : faut-il arrêter de compter les contaminations ?

janvier 12
19:47 2022
Temps de lecture : 2 minutes

La pandémie de Covid-19 en Francedossier

Face à la décorrélation entre nouveaux cas positifs et formes graves nécessitant une hospitalisation, plusieurs scientifiques et responsables politiques appellent à changer de grille de lecture pour suivre l’épidémie, et à se focaliser sur les seules formes sévères.

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La plus grande fréquence des tests, la multiplication des cas contacts se testant à leur tour, aboutit à pousser des personnes asymptomatiques à se faire dépister (ce qu’elles n’auraient pas forcément fait auparavant), accroissant encore le nombre de cas. (Martin Bureau/AFP)

par Elsa de La Roche Saint-André

Question posée par Nick le 8 janvier 2022.

Vous nous interrogez sur la pertinence des indicateurs permettant de rendre compte de la situation épidémique, après les déclarations de l’immunologue américain Anthony Fauci. Conseiller principal de la Maison-Blanche sur la crise sanitaire, ce dernier a déclaré, le 2 janvier dans une interview à la chaîne ABC News, qu’«à mesure que l’on avance et que les infections deviennent moins graves, il est beaucoup plus pertinent de se concentrer sur les hospitalisations que sur le nombre total de cas». Lors du même entretien, il a également estimé que ce changement d’indicateur était «particulièrement pertinent si vous avez une infection qui est beaucoup plus asymptomatique et très peu symptomatique, en particulier chez les personnes qui sont vaccinées et stimulées».

Décalage spectaculaire

C’est précisément le cas actuellement, notamment dans les pays où les campagnes vaccinales se concentrent désormais sur l’injection de doses de rappel. En France, 78,8 % de la population a reçu au moins une dose de vaccin, 77 % toutes les doses requises, et 36,6 % une dose de rappel supplémentaire. Une couverture vaccinale qui a contribué à la baisse des formes graves, explique à CheckNews le professeur de maladies infectieuses et tropicales Bruno Hoen : «Les données dont on dispose aujourd’hui montrent qu’une vaccination complète et récente permet de protéger contre les formes graves, et même bien souvent contre les formes symptomatiques tout court, y compris avec omicron.» En parallèle, le variant omicron, devenu largement majoritaire parmi les cas de Covid-19, semble plus contagieux, mais moins facteur de cas graves (sans que l’on sache s’il est intrinsèquement moins sévère, ou si cette moindre sévérité est due au fait qu’il touche des personnes immunisées, par des infections passées ou la vaccination).

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