Fermer le menu
ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités créatives de ANTILLA concernant l'art, le design et les affaires

    Les tendances du moment

    FISCALITÉ · OUTRE-MER · 10 SEPTEMBRE 2026 . L’octroi de mer prolongé jusqu’en 2030

    septembre 10, 2026

    Déchets : mieux partager la facture ?

    septembre 10, 2026

    Europe : une nouvelle stratégie pour la Martinique

    septembre 10, 2026
    Facebook X (Twitter) Instagram
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    • Rubriques
      • Édito de Henri PIED
      • Ecologie / Environnement
      • Art/Culture
      • Caraïbe
      • Entreprises
      • Le Regard de Gdc
      • Patrimoine
      • Politics
      • Santé
      • Sports
      • Tribunes
    • Nos dossiers
      • Grandes figures
        • Édouard Glissant
        • Aimé Césaire
        • Frantz Fanon
        • Pierre Aliker
        • Camille Darsières
        • Alfred Marie-Jeanne
        • Patrick Chamoiseau
        • Raphaël Confiant
        • Serge Letchimy
      • Grands enjeux
        • Sargasses
        • Rhum
        • Vie chère
        • La presse en Martinique
      • Portrait ou enquête
    • À propos
      • Qui sommes-nous ?
      • Kit média
    • Contact
    annonces
    ABONNEMENT
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    Home » Déchets : mieux partager la facture ?
    Actualité

    Déchets : mieux partager la facture ?

    septembre 10, 2026Aucun commentaire
    Facebook LinkedIn WhatsApp

    Faire davantage contribuer ceux qui mettent les produits sur le marché, plutôt que de laisser l’essentiel de la charge au contribuable local. C’est l’une des orientations d’un rapport des inspections générales des finances et de l’environnement. Pour la Martinique, cette réflexion pourrait ouvrir des perspectives de financement au service des collectivités et du SMTVD.

    Une bouteille vide, un carton, un appareil devenu inutilisable : lorsque nous nous en débarrassons, nous considérons généralement que leur histoire est terminée. Pour ceux qui doivent les prendre en charge, une autre commence. Et avec elle, une question : comment répartir équitablement le coût de cette prise en charge ?

    C’est le sujet du rapport : « La gestion des déchets ménagers et assimilés par le service public : responsabiliser les acteurs et maîtriser les coûts », établi en mars 2026 par l’Inspection générale des finances et l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable.


    Une précision est essentielle : les travaux portent sur l’Hexagone. Ils ne constituent ni un audit de la gestion des déchets en Martinique, ni une évaluation du SMTVD. Leur intérêt pour notre territoire est ailleurs, dans les questions qu’ils posent sur le financement du service public.


    Le contribuable en première ligne

    Selon la mission, le contribuable local assume 83 % des charges du service public de gestion des déchets, principalement par la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. Ce chiffre décrit le périmètre étudié et ne peut pas être transposé à la Martinique.

    Le rapport relève également une hausse des coûts de 45 % depuis 2012. Il appelle à améliorer l’efficacité du service, mais aussi à revoir la répartition de son financement. Les soutiens des éco-organismes ne couvriraient qu’environ les deux tiers des coûts de collecte sélective supportés par les collectivités. La mission préconise donc de revoir leur calcul pour accroître la contribution des metteurs sur le marché.

    L’enjeu dépasse ainsi la seule recherche d’économies. Un service public peut chercher à mieux dépenser tout en demandant que les différents acteurs prennent leur juste part de la facture. Ces deux exigences ne s’opposent pas.

    La responsabilité commence avant la poubelle

    Le principe pollueur-payeur ne concerne pas seulement celui qui abandonne un déchet. Il trouve aussi une application dans la responsabilité élargie du producteur, la REP. Pour les produits concernés, les entreprises qui les mettent sur le marché doivent contribuer à prévenir et à gérer les déchets qu’ils deviendront.

    En pratique, elles passent généralement par des éco-organismes auxquels elles versent une contribution. Selon les filières, ces organismes financent les collectivités et les opérateurs, ou organisent directement la collecte et le traitement avec des prestataires. Le dispositif cherche également à encourager des produits plus durables, réparables et recyclables.

    Cette contribution n’est toutefois pas de l’argent sans coût pour l’économie. Elle peut être intégrée au prix du produit. L’objectif est donc moins de faire disparaître la dépense que de la rattacher davantage aux produits qui la génèrent, et d’inciter les entreprises à réduire cette dépense dès la conception.

    Des règles spécifiques pour la Martinique

    Pour notre territoire, un point mérite une attention particulière : des dispositions adaptées aux Outre-mer existent déjà.

    Concernant les emballages ménagers et les papiers graphiques, le Code de l’environnement prévoit, notamment pour la Martinique, une couverture à 100 % des coûts de référence d’un service de gestion optimisé, tenant compte de la vente des matières traitées.

    La nuance est importante. Il ne s’agit pas du remboursement automatique de toutes les dépenses réellement engagées, encore moins de l’intégralité du budget des déchets. Le financement repose sur un périmètre et sur des coûts de référence. Pour apprécier ce qu’une collectivité reçoit effectivement, il faut donc examiner les règles de calcul et leur application.

    Les particularités ultramarines sont également prises en compte à travers des majorations de soutiens. Une étude de l’ADEME publiée en 2023 a précisément évalué les surcoûts de gestion des emballages et des papiers dans plusieurs territoires, dont la Martinique, pour déterminer ces coefficients, étape par étape : collecte, transport, tri et gestion des refus de tri.

    La question locale n’est donc pas de présumer que les producteurs ne contribuent pas. Elle serait plutôt d’établir, filière par filière, ce qui est financé, ce qui reste à la charge du territoire et ce qui pourrait être mieux couvert.

    Le SMTVD au cœur du traitement

    Comprendre cette facture suppose aussi de distinguer les responsabilités. En Martinique, les intercommunalités organisent la collecte. Le Syndicat Martiniquais de Traitement et de Valorisation des Déchets intervient notamment dans le traitement et la valorisation des déchets non dangereux, la gestion des infrastructures et la sensibilisation. Ces missions s’inscrivent dans une organisation qui nécessite la coopération des acteurs du territoire.

    Cette distinction compte. Collecter un déchet, le trier, le traiter et trouver un débouché à la matière récupérée sont des opérations différentes. Les moyens nécessaires doivent être appréciés sur l’ensemble du parcours, pas seulement au moment où passe le camion.

    Les contraintes ultramarines doivent aussi entrer dans cette lecture. Dans une étude publiée en 2025, l’ADEME souligne les difficultés de transport des déchets relevant des filières REP depuis les Outre-mer. L’absence de certaines capacités de traitement impose des expéditions vers d’autres destinations, avec des contraintes techniques et réglementaires particulières.

    Pour le SMTVD et les collectivités, le débat national pourrait ainsi constituer un point d’appui : documenter les besoins, faire reconnaître les contraintes et discuter des financements nécessaires avec les éco-organismes et l’État. Cela ne préjuge ni du montant d’un éventuel financement supplémentaire, ni des engagements de chaque partenaire.

    Construire une réponse collective

    Le rapport recommande également de développer la tarification incitative, qui fait dépendre une partie de la contribution de l’usager des quantités de déchets produites. Il s’agit d’une préconisation, pas de l’annonce d’une nouvelle taxe applicable en Martinique.

    Toute réflexion locale sur ce sujet devrait commencer par des questions concrètes :

    • les habitants disposent-ils de solutions de tri accessibles ?
    • Comment prendre en compte l’habitat collectif ?
    • Quel accompagnement prévoir ?
    • Quels effets sur les ménages ?

    Une évolution du financement devrait être examinée avec l’organisation du service, et non séparément.

    Les éco-organismes ont, par ailleurs, des obligations propres aux Outre-mer, notamment l’élaboration de plans de prévention et de gestion des déchets, avec consultation des collectivités. Il existe donc déjà un cadre pour discuter des performances attendues et des moyens à mobiliser.

    L’intérêt de ce rapport pour la Martinique pourrait être de nourrir ce travail commun autour de trois questions simples :

    • combien coûte réellement chaque filière,
    • qui contribue aujourd’hui
    • et quels investissements permettront de mieux traiter demain ?

    Le bon débat n’est pas d’opposer les habitants au service public des déchets. Il est de rechercher comment mieux financer ce service, tout en réduisant les déchets qu’il doit prendre en charge.

    Philippe Pied

    ARTICLES SEMBLABLES

    FISCALITÉ · OUTRE-MER · 10 SEPTEMBRE 2026 . L’octroi de mer prolongé jusqu’en 2030

    septembre 10, 2026

    Europe : une nouvelle stratégie pour la Martinique

    septembre 10, 2026

    PEY’INNOV : comment faire passer l’innovation agroalimentaire martiniquaise de l’idée au marché ?

    septembre 9, 2026
    Ajouter un commentaire

    Les commentaires sont désactivés.

    VOTRE MAGAZINE DU MOIS
    Actualités de la Caraïbe
    Caraïbe

    Barbados Rum. Hopewell Plantation. For Greg Cozier: “The Future of Barbados Rum Is Craft Distillation”

    At Hopewell Plantation, Greg Cozier is distilling again, reviving a technique lost for two centuries and defending a clear idea of what Barbados rum should mean.

    Sainte-Lucie – Une seconde chance : les efforts déployés pour empêcher les délinquants de retourner en prison

    septembre 7, 2026

    Prestations pour nouveau-nés : Comparaison des allocations dans les Caraïbes

    septembre 5, 2026

    Cayman – Un avocat et un médecin soutiennent le plan de libéralisation de la loi sur le cannabis

    septembre 4, 2026

    Un professeur de droit cherche à dissiper les mythes du modèle fiscal des îles Caïmans

    septembre 2, 2026
    INSCRIVEZ-VOUS À NOTRE CHAÎNE !
    Publiez vos annonces Légales

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités de Antilla Martinique.

    Merci ! Votre demande a bien été prise en compte.

    Consultez les annonces légales
    Consulter nos anciens numéros
    Nos différentes rubriques
    Archives
    © 2026 Copyright ANTILLA. Tous drois réservés. Programmé par ANTILLA.
    • CONTACT
    • MARKETING
    • MENTIONS LÉGALES
    • ANNONCES LÉGALES
    • À PROPOS D’ANTILLA

    Saisissez votre recherche ci-dessus, puis appuyez sur Entrée pour lancer la recherche. Appuyez sur Esc pour annuler.