Fermer le menu
ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités créatives de ANTILLA concernant l'art, le design et les affaires

    Les tendances du moment

    Bally Bagayoko De la RATP à Saint-Denis, derrière les controverses, une part incontestable de racisme

    août 16, 2026

    Transports : reconstruire le réseau Centre avant de choisir son exploitant

    août 15, 2026

    Un équilibre sans coupable, une lecture morale du modèle martiniquais.

    août 15, 2026
    Facebook X (Twitter) Instagram
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    • Rubriques
      • Édito de Henri PIED
      • Ecologie / Environnement
      • Art/Culture
      • Caraïbe
      • Entreprises
      • Le Regard de Gdc
      • Patrimoine
      • Politics
      • Santé
      • Sports
      • Tribunes
    • Nos dossiers
      • Grandes figures
        • Édouard Glissant
        • Aimé Césaire
        • Frantz Fanon
        • Pierre Aliker
        • Camille Darsières
        • Alfred Marie-Jeanne
        • Patrick Chamoiseau
        • Raphaël Confiant
        • Serge Letchimy
      • Grands enjeux
        • Sargasses
        • Rhum
        • Vie chère
        • La presse en Martinique
      • Portrait ou enquête
    • À propos
      • Qui sommes-nous ?
      • Kit média
    • Contact
    • Changer la langue en English
    annonces
    ABONNEMENT
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    Home » Emmanuel Macron annonce le retrait de la France du Traité sur la charte de l’énergie
    Actualité

    Emmanuel Macron annonce le retrait de la France du Traité sur la charte de l’énergie

    octobre 24, 2022Aucun commentaire
    Facebook LinkedIn WhatsApp

    Lu sur actu-environnement.com – Le président de la République a décidé de retirer la France du Traité sur la charte de l’énergie pour mener sa stratégie énergétique sans craindre de représailles financières. Il suit ainsi les récentes recommandations du Haut Conseil pour le climat.

    Emmanuel Macron annonce le retrait de la France du Traité sur la charte de l'énergie
    © Service presse de l’ElyséePrise de parole d’Emmanuel Macron, à l’issue du Conseil européen du 21 octobre à Bruxelles.

    « Nous avons décidé de nous retirer du Traité sur la charte de l’énergie [TCE] car c’est cohérent avec les positions que nous avons prises, en particulier avec l’Accord de Paris », a déclaré Emmanuel Macron, à l’issue du Conseil européen du vendredi 21 octobre. Le président de la République prend donc le relai de l’Espagne, de la Pologne et des Pays-Bas, également décidés à sortir de cet accord international de commerce et d’investissement du secteur de l’énergie. « C’est une excellente nouvelle, suite à des années d’alertes, de sensibilisation et de mobilisation de la société civile », réagit le collectif d’ONG Stop-Ceta Mercosur. « Excellente nouvelle qui va nous rendre plus libres de mener nos politiques pour le climat », complète Pascal Canfin, député européen Renew Europe.

    M. Macron craint surtout les indemnisations importantes que peuvent réclamer les énergéticiens aux États, s’ils estiment que ces derniers mènent des politiques énergétiques contraires à leurs intérêts. Par exemple, en septembre dernier, une entreprise allemande a fait une demande d’arbitrage contre l’État français pour la révision à la baisse, et de manière rétroactive, des tarifs d’achat pour le photovoltaïque. Les Pays-Bas ont, de leur côté, été attaqués pour leur décision de sortir de manière anticipée du charbon. « Nous devons plutôt accélérer nos investissements en allant plus vite sur le renouvelable, plus vite sur l’efficacité énergétique, plus vite sur le nucléaire. La Stratégie de Belfort, celle que j’ai annoncée en février, est bonne pour la France et bonne pour l’Europe. Et aujourd’hui, je regarde avec inquiétude revenir, pas simplement les énergies de transition, mais les hydrocarbures et les énergies fossiles les plus polluantes », a déclaré le président.

    Un traité incompatible avec les objectifs climatiques, selon le HCC

    En annonçant le retrait de la France du TCE, Emmanuel Macron suit ainsi les recommandations du Haut Conseil sur le climat (HCC). Dans un avis publié le 19 octobre, le comité d’expert estime que ce traité n’est pas compatible avec les objectifs et les calendriers de décarbonation des économies européennes : « Un retrait coordonné du TCE de la part de la France et de l’UE, couplé à une neutralisation de sa « clause de survie », apparaît comme étant l’option la moins risquée pour respecter les engagements nationaux, européens et internationaux sur le climat. » Le HCC pointe surtout le mécanisme de règlement des différends prévu par le traité qui permet à une entreprise ou à un investisseur d’attaquer un État qui modifie, de manière unilatérale, le cadre réglementaire ou législatif dans le secteur de l’énergie. « Ce mécanisme a généré un risque accru de perte de souveraineté pour les États signataires dans l’élaboration ou la mise en œuvre de leurs politiques énergétiques et climatiques, et entraîné une multiplication des contentieux et des sentences arbitrales en conflit avec les décisions des juridictions nationales et européennes », note le Haut Conseil pour le climat.

    L’instance juge donc ce traité incompatible avec les politiques mises en œuvre pour respecter l’Accord de Paris sur le climat, qui nécessitent une décarbonation du secteur de l’énergie. Et le cycle de modernisation du TCE actuellement en négociation ne devrait pas changer la donne.

    Le secteur de l’énergie doit être décarboné d’ici à 2035

    Pour verdir ce traité, la Commission européenne négocie actuellement un mécanisme volontaire de flexibilité. Celui-ci prévoit de mettre fin à la protection des nouveaux investissements fossiles à compter d’août 2023. Pour les investissements existants, une période de transition est prévue. La protection serait maintenue pendant dix ans après l’entrée en vigueur du traité modernisé – qui pourrait prendre plusieurs années, voire ne pas aboutir, du fait des délais de ratification – et au plus tard jusqu’en décembre 2030, voire 2040 selon les investissements concernés, indique le Haut Conseil. Un calendrier peu compatible avec l’urgence de décarbonation des économies, rappellent les experts : « Selon le scénario Net Zero by 2050 de l’Agence internationale de l’énergie, ces désinvestissements doivent permettre une décarbonation complète du secteur de l’énergie dès 2035, et la fin d’exploitation des centrales à charbon dès 2030 dans les pays industrialisés. »

    L’instance recommandait donc un retrait coordonné de la France et de l’Union européenne, couplé à une neutralisation de la clause de survie de ce traité. Avec cet arbitrage du président, la France fait donc partie des quelques États membres de l’Union européenne qui se sont officiellement décidés à sortir du traité. Ce choix devra être confirmer par un vote contre le projet de nouveau Traité sur la charte de l’énergie lors du prochain Conseil des ministres de l’énergie de l’UE. Prévu initialement le 25 octobre, ce vote a été repoussé en novembre. « La décision sera prise à la majorité qualifiée ; une opposition et/ou abstention de plusieurs pays pourraient empêcher son adoption », explique le collectif Stop-Ceta. Étape suivante : le 22 novembre 2022, date où tous les États membres du TCE doivent se réunir en Mongolie pour adopter le texte rénové ; si l’UE n’a pas mandat de voter « pour », le texte rénové ne sera pas adopté.

    Sophie Fabrégat et Florence Roussel
    Source https://www.actu-environnement.com

     

    ARTICLES SEMBLABLES

    Transition automobile : pourquoi la réponse hexagonale ne peut être transposée à la Martinique

    août 15, 2026

    BBS (LA MAUNY/TROIS-RIVIÈRES) : derrière la reprise par Les Bienheureux, un lourd défi industriel et financier

    août 14, 2026

    Sécheresse : quand les filières agricoles se serrent les coudes face à l’urgence

    août 13, 2026
    Ajouter un commentaire

    Les commentaires sont désactivés.

    DISPONIBLE EN KIOSQUE
    Actualités de la Caraïbe
    Caraïbe

    Sainte-Lucie- Face à la chaleur et à d’autres pressions qui mettent l’agriculture à rude épreuve, les agriculteurs explorent de nouvelles approches.

    St Lucia Times ParKeryn Nelson À l’issue de deux symposiums agricoles organisés à Dennery et Union, près de Castries, les agriculteurs et autres acteurs du…

    « Que représente la CARICOM pour la jeunesse ? » : La jeunesse caribéenne répond

    août 14, 2026

    Les centres de formation technique et professionnelle de Sainte-Lucie se font l’écho de l’appel régional aux compétences

    août 14, 2026

    Sainte-Lucie lance officiellement une allocation de 1 000 EC$ pour les nouveau-nés

    août 4, 2026

    Les délégués de l’OECO font le point sur les stratégies de gestion des sargasses suite à leur mission dans les territoires français

    août 2, 2026
    INSCRIVEZ-VOUS À NOTRE CHAÎNE !
    Publiez vos annonces Légales

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités de Antilla Martinique.

    Merci ! Votre demande a bien été prise en compte.

    Consultez les annonces légales
    Consulter nos anciens numéros
    Nos différentes rubriques
    Archives
    © 2026 Copyright ANTILLA. Tous drois réservés. Programmé par ANTILLA.
    • CONTACT
    • MARKETING
    • MENTIONS LÉGALES
    • ANNONCES LÉGALES
    • À PROPOS D’ANTILLA

    Saisissez votre recherche ci-dessus, puis appuyez sur Entrée pour lancer la recherche. Appuyez sur Esc pour annuler.