Close Menu
ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981

    Subscribe

    Get the latest creative news from ANTILLA on art, design, and business

    Current Trends

    Transports : l’unité et la responsabilité pour réussir la rentrée scolaire

    August 14, 2026

    Diversification agricole : la Martinique doit obtenir une réforme structurelle du POSEI

    August 14, 2026

    « Que représente la CARICOM pour la jeunesse ? » : La jeunesse caribéenne répond

    August 14, 2026
    Facebook X (Twitter) Instagram
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    • Sections
      • Editorial by Henri PIED
      • Ecology / Environment
      • Art/Culture
      • Caribbean
      • Companies
      • Gdc's Perspective
      • Heritage
      • Politics
      • Health
      • Sports
      • Opinion Pieces
    • Our Files
      • Great Figures
        • Édouard Glissant
        • Aimé Césaire
        • Frantz Fanon
        • Pierre Aliker
        • Camille Darsières
        • Alfred Marie-Jeanne
        • Patrick Chamoiseau
        • Raphaël Confiant
        • Serge Letchimy
      • Key Issues
        • Sargassum
        • Rum
        • High Cost of Living
        • The Press in Martinique
      • Profile or Investigation
    • About
      • About Us
      • Media Kit
    • Contact
    • Change language to Français
    annonces
    SUBSCRIPTION
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    Home » 13 février 1843 Le président Jean-Pierre Boyer chassé d’Haïti
    Opinion Pieces

    13 février 1843 Le président Jean-Pierre Boyer chassé d’Haïti

    February 13, 2022No Comments
    Facebook LinkedIn WhatsApp
    w.w.w.Herodote.net
    Le 13 février 1843, le président haïtien Jean-Pierre Boyer est chassé du pouvoir. Il s’enfuit en Jamaïque puis en France. Après avoir assuré pendant 25 ans une relative stabilité à Haiti, première république noire des Temps modernes, ce président mulâtre est vaincu par une rébellion des paysans noirs du sud, les « Piquets ».

    Haïti en quête d’une complète indépendance

     

    Quand Jean-Pierre Boyer prend le pouvoir, le 29 mars 1818, la jeune république d’Haïti est réduite (comme aujourd’hui) à la partie occidentale de l’île d’Hispaniola, Madrid ayant rétabli en 1814 sa souveraineté en 1814 sur la partie orientale de l’île.

    Haïti est elle-même divisée en deux, le nord sous l’autorité d’Henri Christophe, le sud et la capitale Port-au-Prince sous l’autorité d’un mulâtre, Alexandre Pétion. Jean-Pierre Boyer succède donc à ce dernier. Puis il profite du suicide de l’autre chef haïtien, Henri Christophe (le « roi »Henri Ier), le 8 octobre 1820, à Cap-Haïtien, pour réunifier l’ensemble de l’ancienne colonie française.

    Là-dessus, les Espagnols se voient chassés de leur colonie par une révolte locale. Le 30 novembre 1821, les colons blancs proclament leur indépendance sous le nom de Haïti espagnol. Mais Jean-Pierre Boyer ne leur laisse pas le temps de savourer leur triomphe. Il envahit le territoire et le réunit à Haïti. Toute l’île ne forme désormais plus qu’un seul État.

    Le président haïtien doit encore traiter avec le gouvernement de Charles X. Le nouveau souverain français  se montre avant tout désireux de solder la Révolution qu’il a en horreur. Après avoir fait voter la loi du « milliard des émigrés » (630 millions de francs-or octroyés aux émigrés spoliés par le gouvernement révolutionnaire), il veut que soient aussi indemnisés les planteurs spoliés par le gouvernement haïtien après la défaite de l’armée de Leclerc et le massacre des blancs par Jacques Dessalines.

    Les négociations traînent en longueur. Le 11 juillet 1825, enfin, sous la menace d’une escadre de 14 vaisseaux et 500 canons, Jean-Pierre Boyer se résigne à signer un traité avec la France. Celle-ci reconnaît l’indépendance de la colonie en échange d’une indemnité de 150 millions de francs-or qui sera plus tard ramenée à 90 millions. Les Haïtiens vont l’acquitter par échéances jusqu’en 1888 !

    Prenant prétexte de cette indemnité dans laquelle ils voient une forme de protectorat de la France sur Haïti, les États-Unis et les jeunes États latino-américains refusent de reconnaître la république noire.

    Le poids de la dette

    L’année suivante, le 1er mai 1826, Jean-Pierre Boyer tente d’instaurer un nouveau Code rural en vue de faire rentrer dans les caisses de l’État les ressources indispensables au paiement de la dette. Il veut attacher les paysans à leur terre et leur imposer des quotas de livraison à l’État. Défi impossible car, sous les gouvernements précédents, les grandes et prospères plantations de canne à sucre ont été partagées entre les paysans, réduisant l’île à une agriculture de subsistance.

    Très pauvres, les populations noires des campagnes s’indignent d’être taxées par un gouvernement mulâtre au profit de l’ancienne puissance coloniale.  Il s’ensuit différentes révoltes au fil des années, jusqu’à la dernière, qui éclate le 27 janvier 1843 et chasse Jean-Pierre Boyer du pouvoir.

    The 27 février 1844, la population créole (blanche et métisse) de la partie orientale de l’île, de langue espagnole, profite de la crise politique pour s’émanciper et proclamer son indépendance. C’est ainsi que naît la Dominican Republic, aussi appelée Saint-Domingue (Santo Domingo), du nom de sa capitale.

    Descente aux enfers

    Après le renversement de Jean-Pierre Boyer et la sécession de la partie orientale de l’île, la bourgeoisie mulâtre des villes s’arrange habilement avec les chefs de la rébellion.

    Plusieurs vieux militaires noirs se succèdent à la présidence de la République, laissant la réalité du pouvoir aux mulâtres. Le processus dérape avec Faustin Soulouque (65 ans), porté à la présidence en 1847.  Deux ans plus tard, cet admirateur de Napoléon Ier réussit à s’imposer comme… empereur sous le nom de Faustin Ier.

    Faustin Ier est renversé et chassé dix ans plus tard. Ses successeurs républicains sortent l’île de son isolement diplomatique en concluant un concordat avec le Saint-Siège en 1860 et en établissant enfin, en 1862, des relations diplomatiques avec les États-Unis d’Abraham Lincoln, champion de la lutte contre l’esclavage.

    Dans le même temps, la bourgeoisie mulâtre reconstitue à son profit un régime de plantations et s’enrichit de l’exportation du café cependant que les paysans retombent dans un régime de travail forcé qui n’est pas sans rappeler l’esclavage. Ce nouvel ordre social est cependant bousculé par les paysans en armes du nord de l’île, les « Cacos », qui entretiennent l’agitation.

    La république d’Haïti sombre alors dans une instabilité sanglante dont elle n’est pas encore sortie.

    Alban Dignat

    Related Posts

    «What if the real change were a shift in Martinican political culture?» By Franck A

    August 11, 2026

    BACCHA FESTIVAL: A Resounding Success—When the Facts Speak for Themselves!

    August 10, 2026

    French West Indies: Is “Europeanization” the New Horizon?

    August 10, 2026
    Add A Comment

    Comments are closed.

    Caribbean News
    Caribbean

    « Que représente la CARICOM pour la jeunesse ? » : La jeunesse caribéenne répond

    St Lucia Times PaKherim Nelson À l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse, les jeunes des Caraïbes ont pu exprimer à la CARICOM ce…

    Les centres de formation technique et professionnelle de Sainte-Lucie se font l’écho de l’appel régional aux compétences

    August 14, 2026

    Saint Lucia Officially Launches a 1,000 EC$ Allowance for Newborns

    August 4, 2026

    OECO delegates review Sargassum management strategies following their mission to French territories

    August 2, 2026

    Pierre: Emancipation is incomplete without economic freedom.

    August 2, 2026
    SUBSCRIBE TO OUR CHANNEL!
    Post Your Legal Notices

    Subscribe

    Get the latest news from Antilla Martinique.

    Thank you! Your request has been received.

    View legal notices
    View our back issues
    Our Different Sections
    Archives
    © 2026 Copyright ANTILLA. All rights reserved. Programmed by ANTILLA.
    • CONTACT
    • MARKETING
    • LEGAL NOTICE
    • LEGAL NOTICES
    • ABOUT ANTILLA

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.