Le Parlement s’apprête à adopter définitivement la loi d’urgence agricole. Derrière la polémique nationale sur deux insecticides, l’essentiel est pourtant ailleurs pour les outre-mer.
Dans la nuit du 21 juillet, l’Assemblée nationale a adopté le texte issu de la commission mixte paritaire par 296 voix contre 224, avec 41 abstentions. Le Sénat doit le confirmer avant une saisine annoncée du Conseil constitutionnel. L’essentiel du débat politique s’est concentré sur les dérogations accordées à deux pesticides interdits en France mais autorisés ailleurs dans l’Union européenne. Or ces mesures ne concernent que quatre filières métropolitaines — noisette, pomme, cerise et betterave sucrière — sans incidence directe pour les Antilles.
Le véritable enjeu ultramarin réside dans les dispositions passées presque inaperçues.
La loi crée des « projets d’avenir agricole », destinés à soutenir les filières structurellement déficitaires grâce à des contrats territoriaux et des financements dédiés.
Pour la Martinique et la Guadeloupe, ces outils pourraient renforcer la diversification agricole, à condition que les collectivités et les organisations professionnelles s’en saisissent.





