Dans ce repère, Maurice Laouchez nous donne une lecture personnelle de la hausse des prix de l’énergie et de ses répercussions sur l’économie, le pouvoir d’achat et les équilibres sociaux. Il relie cette situation à des choix énergétiques et industriels opérés ces dernières années en Europe et s’interroge sur les conséquences plus larges des dépendances économiques, des tensions internationales et des fragilités locales. À travers ce « Repère », il appelle enfin à davantage de lucidité, de responsabilité et de rigueur face à un contexte qu’il juge de plus en plus incertain.
L’augmentation des prix des carburants marquera une nouvelle aggravation de la situation économique de chacun: particuliers, entreprises, collectivités territoriales.
En plus du chômage de masse et des 57% du PIB que prélève sur toute l’économie un secteur public en grande difficulté de résultat, l’inflation va se généraliser, et détériorer le pouvoir d’achat de tous.
Cette inflation importée n’est pas le fait du hasard.
Si la France dépend aussi fortement des importations d’énergie, c’est que des choix ont été faits, entre 2012 et 2017, pendant la présidence de François Hollande, sous la pression des partis écologistes, au détriment du développement de l’énergie nucléaire.
L’Allemagne a fait la même erreur sous le gouvernement de Madame Merkel, en rouvrant de vieilles mines de charbon, également sous la pression des écologistes dont elle avait besoin pour sa majorité parlementaire.
Le déclin industriel des deux principaux pays de l’Union européenne s’explique en partie par ces deux décisions. L’énergie pas chère est en effet la base d’une industrie compétitive.
La dépendance aujourd’hui spectaculaire des Etats-Unis par rapport à l’Etat d’Israel n’a pas fini de montrer ses conséquences.
L’inflation, et la perte de pouvoir d’achat qui en résulte n’est que le commencement d’une phase que personne ne maîtrise.
Qui sait ce qui se passera demain à Cuba, après-demain au Vénézuela, voire en Martinique?
Si l’interdépendance des 8 milliards d’individus de la planète ne fait que se confirmer jour après-jour, elle plaide aussi pour qu’à l’intérieur de chaque pays, de chaque entreprise, de chaque famille, les responsables échappent à la démagogie ambiante et montrent un maximum de rigueur, car nos lendemains risquent de ne pas chanter.
Y’a du boulot !
Maurice Laouchez
MANMAY, AN NOU GADÉ DOUVAN!





