Close Menu
ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981

    Subscribe

    Get the latest creative news from ANTILLA on art, design, and business

    Current Trends

    Un équilibre sans coupable, une lecture morale du modèle martiniquais.

    August 15, 2026

    ’hydrologie régénérative

    August 15, 2026

    POURQUOI MESURER SON EMPREINTE CARBONE EST LA PREMIÈRE ÉTAPE DE L’ENGAGEMENT CLIMATIQUE

    August 15, 2026
    Facebook X (Twitter) Instagram
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    • Sections
      • Editorial by Henri PIED
      • Ecology / Environment
      • Art/Culture
      • Caribbean
      • Companies
      • Gdc's Perspective
      • Heritage
      • Politics
      • Health
      • Sports
      • Opinion Pieces
    • Our Files
      • Great Figures
        • Édouard Glissant
        • Aimé Césaire
        • Frantz Fanon
        • Pierre Aliker
        • Camille Darsières
        • Alfred Marie-Jeanne
        • Patrick Chamoiseau
        • Raphaël Confiant
        • Serge Letchimy
      • Key Issues
        • Sargassum
        • Rum
        • High Cost of Living
        • The Press in Martinique
      • Profile or Investigation
    • About
      • About Us
      • Media Kit
    • Contact
    • Change language to Français
    annonces
    SUBSCRIPTION
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    Home » Transat Café L’Or 2025: «We’ve Reached a True Level of Maturity» – Interview with Claude Féliot, Secretary General of CODERUM
    News

    Transat Café L’Or 2025: «We’ve Reached a True Level of Maturity» – Interview with Claude Féliot, Secretary General of CODERUM

    November 25, 2025Updated:November 25, 2025No Comments
    Facebook LinkedIn WhatsApp

    À l’occasion de la Transat Café L’Or 2025, Claude Féliot, secrétaire général du CODERUM, livre un regard clair et structuré sur l’évolution de l’événement, la place de la filière rhum dans cette manifestation, et les enjeux d’un secteur emblématique de la Martinique. Entre fierté territoriale, exigence de qualité et défis économiques, il revient sur une édition qu’il juge marquante.

    Vous avez suivi de près les différentes éditions de la Transat Café L’Or. Quel regard portez-vous sur celle de 2025 ?
    Au bout de cette troisième édition, je pense qu’on peut dire que nous sommes arrivés à une véritable maturité. La première édition, en 2021, a été un peu chaotique pour des raisons extérieures à l’événement lui-même. En 2023, nous avons réellement mené l’opération de bout en bout, et nous en avons tiré beaucoup d’enseignements. Aujourd’hui, on voit une nette amélioration dans la qualité de l’accueil, l’animation du village et la communication avec le public. Même sans chiffres précis, on sent une fréquentation bien plus importante. C’est une édition très satisfaisante, même s’il restera toujours des marges de progression.

    Votre présence était très remarquée au Havre. En quoi l’approche est-elle différente en Martinique ?
    Ce n’est pas le même public, ni le même objectif. Au Havre, le message est clair : « Venez en Martinique ». Ici, nous nous adressons avant tout aux Martiniquais. Bien sûr, nous accueillons les skippers, les navigateurs, l’organisation et toute la logistique, mais notre démarche est surtout d’aller à la rencontre de la population. Il s’agit de sortir de nos distilleries, de montrer ce que nous sommes en tant que filière, nos produits, nos méthodes de travail et notre vision pour la Martinique.

    Pouvez-vous rappeler ce que représente aujourd’hui la filière rhum au sein du CODERUM ?
    Le CODERUM regroupe neuf distilleries. Sept sont habilitées à produire du rhum agricole, avec ou sans revendication d’appellation selon le choix des producteurs. Deux autres structures produisent des rhums spécifiques, notamment le Galion et une habitation qui produit un rhum à indication géographique. Cela représente plus d’une quinzaine de marques, de Saint-James à Bally, en passant par JM, Clément, Neisson, La Favorite, HSE et d’autres. Toutes les distilleries de Martinique font partie du CODERUM.

    Pourquoi le rhum est-il moins cher en Martinique qu’en Hexagone ?
    C’est une situation historique qui remonte aux années 1920, au moment où la France se reconstruisait après la guerre. L’Hexagone a mis en place un système de contingentement pour limiter les exportations de rhum et protéger sa propre production d’alcool. En contrepartie de cette limitation, une fiscalité plus avantageuse a été accordée aux territoires de production. C’est ce mécanisme qui explique que le rhum soit moins cher en Martinique et que les visiteurs apprécient de repartir avec.

    Peut-on dire que le rhum martiniquais est un produit d’exception ?
    Oui, sans hésitation. Le rhum martiniquais a obtenu un label de reconnaissance dans les années 1970, puis l’AOC vingt ans plus tard. C’est une reconnaissance officielle du lien au terroir, du savoir-faire et du travail des hommes. Aujourd’hui, notre rhum est reconnu parmi les grands spiritueux, aux côtés du cognac et du whisky, grâce au travail rigoureux des producteurs.

    Quels sont les principaux défis auxquels la filière fait face aujourd’hui ?
    Il faut d’abord saluer le travail accompli depuis des décennies. Mais nous sommes confrontés, comme toutes les filières agricoles, aux effets du changement climatique, au durcissement des normes et à une concurrence parfois déloyale de produits importés qui ne respectent pas les mêmes standards sociaux et environnementaux. Nous ne contestons pas la loi, nous demandons simplement des règles du jeu équitables pour tous.

    Quel message souhaitez-vous adresser aux Martiniquais à propos du rhum ?
    Je leur dirais de mieux connaître cet univers. Pas seulement le spiritueux, mais tout ce qu’il représente : son histoire, son patrimoine, sa culture. La consommation locale ne représente qu’une petite partie de la production, et c’est une bonne chose. Nous voulons rester une terre de production, pas une terre de consommation. Mais pour être forts à l’extérieur, il faut être fiers et solides à l’intérieur. Le rhum est devenu un produit d’excellence, innovant, et c’est une véritable fierté pour la Martinique.

    Propos et photo Roland Dorival, article Antilla

     

    Related Posts

    Transition automobile : pourquoi la réponse hexagonale ne peut être transposée à la Martinique

    August 15, 2026

    BBS (LA MAUNY/TROIS-RIVIÈRES) : derrière la reprise par Les Bienheureux, un lourd défi industriel et financier

    August 14, 2026

    Sécheresse : quand les filières agricoles se serrent les coudes face à l’urgence

    August 13, 2026
    Add A Comment

    Comments are closed.

    DISPONIBLE EN KIOSQUE
    Caribbean News
    Caribbean

    Sainte-Lucie- Face à la chaleur et à d’autres pressions qui mettent l’agriculture à rude épreuve, les agriculteurs explorent de nouvelles approches.

    St Lucia Times ParKeryn Nelson À l’issue de deux symposiums agricoles organisés à Dennery et Union, près de Castries, les agriculteurs et autres acteurs du…

    « Que représente la CARICOM pour la jeunesse ? » : La jeunesse caribéenne répond

    August 14, 2026

    Les centres de formation technique et professionnelle de Sainte-Lucie se font l’écho de l’appel régional aux compétences

    August 14, 2026

    Saint Lucia Officially Launches a 1,000 EC$ Allowance for Newborns

    August 4, 2026

    OECO delegates review Sargassum management strategies following their mission to French territories

    August 2, 2026
    SUBSCRIBE TO OUR CHANNEL!
    Post Your Legal Notices

    Subscribe

    Get the latest news from Antilla Martinique.

    Thank you! Your request has been received.

    View legal notices
    View our back issues
    Our Different Sections
    Archives
    © 2026 Copyright ANTILLA. All rights reserved. Programmed by ANTILLA.
    • CONTACT
    • MARKETING
    • LEGAL NOTICE
    • LEGAL NOTICES
    • ABOUT ANTILLA

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.