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Energie : la Russie a arrêté de livrer du gaz à la Pologne et à la Bulgarie

Energie : la Russie a arrêté de livrer du gaz à la Pologne et à la Bulgarie
avril 27
13:22 2022

Face à leur refus de régler leurs achats de gaz en roubles, l’entreprise russe Gazprom a stoppé ses livraisons à destination de la Pologne et de la Bulgarie. En parallèle, l’Allemagne a affirmé vouloir mettre un terme à ses importations de pétrole venant de Russie dans les jours à venir.

La Russie accroît sa pression énergétique sur ses voisins“, annonce Ouest-France. Mardi 26 avril, la société russe d’hydrocarbures Gazprom a en effet “rompu son contrat avec Varsovie qui avait refusé de s’acquitter de ses importations gazières en rouble, comme l’exige désormais le Kremlin“, nous apprend Le Monde.

Plus tard dans la soirée, le gouvernement bulgare a aussi annoncé que les livraisons de Gazprom seraient […] arrêtées ce mercredi“, font savoir Les Echos. “La Russie augmente donc nettement la pression sur les pays de l’ex-Pacte de Varsovie, dominés par l’URSS entre 1945 et 1989“, poursuit le quotidien économique.

Le gaz russe, “enjeu collatéral de la guerre en Ukraine

La Pologne, qui soutient ardemment la souveraineté ukrainienne et arme son voisin face à l’agresseur russe, avait déjà annoncé qu’elle ne renouvellerait pas son contrat avec Gazprom, en vigueur jusqu’à la fin 2022“, souligne Le Monde. Mais très vite, la tension est montée encore d’un cran. Mardi soir, la compagnie polonaise de gaz PGNiG a indiqué qu’elle avait “reçu une lettre de Gazprom annonçant la suspension complète des livraisons dans le cadre du contrat Yamal … à partir du 27 avril“, rapporte Politico.

Comme le rappelle Ouest-France, “après l’introduction de sanctions contre la Russie pour son invasion de l’Ukraine, le Kremlin avait averti les pays de l’UE que leur approvisionnement en gaz serait interrompu s’ils ne payaient pas en roubles“. Pour le quotidien régional, le paiement du gaz russe est ainsi “un enjeu collatéral de la guerre en Ukraine“. Prise “sur fond de tensions avec les Occidentaux“, “cette décision montre que la Russie durcit sa position vis-à-vis des pays de l’Otan“, organisation à laquelle appartiennent la Pologne et la Bulgarie, analysent Les Echos.

Dans le cadre du conflit russo-ukrainien, “la Pologne a promis de mettre un terme aux importations de charbon, de gaz et de pétrole russes et presse les autres pays de l’UE de faire rapidement de même“, relève Politico. “Nous sommes prêts à renoncer complètement aux combustibles fossiles russes“, a ainsi déclaré la ministre polonaise de l’Energie Anna Moskwa [Politico]. Concernant le risque de pénurie, la Pologne et la Bulgarie “se disent toutefois preparé[e]s à obtenir le gaz manquant par d’autres sources“, note Ouest-France.

Dans les colonnes du Monde, la présidente du Forum Energii Joanna Mackowiak-Pandera explique que “la Pologne aura moins de difficultés que les Néerlandais, les Allemands ou les Italiens à se passer du gaz [russe], à partir duquel ils produisent de l’électricité, d’autant plus que la diversification des approvisionnements polonais a été systématique ces quinze dernières années“. Par exemple, “d’ici à octobre, un nouveau gazoduc – en mer et sur terre – reliera la Norvège et la Pologne” et devrait “permettre de remplacer les approvisionnements russes” [Le Monde].

De son côté, la Bulgarie, “qui obtient 90 % de son gaz de la Russie“, a également déclaré “avoir pris des mesures pour assurer un approvisionnement alternatif en gaz naturel et pour gérer la situation“, rapporte Politico.

Le pétrole russe, autre enjeu pour les pays de l’UE

Alors que selon le vice-président de la Commission européenne Valdis Dombrovskis, l’Union européenne envisage des “sanctions intelligentes” contre les importations de pétrole russe, “l’Allemagne et la Pologne se préparent, en tout cas, à faire fonctionner leur économie sans l’or noir venant de Russie“, précise France info. Il s’agit ainsi de trouver un “difficile équilibre” afin d’amplifier “la pression sur la Russie tout en minimisant les dommages collatéraux sur les Vingt-Sept“, analyse le média.

En matière d’indépendance énergétique vis-à-vis de Moscou, “l’Allemagne avance considérablement son objectif“, fait savoir Le Figaro. “Alors que Berlin visait jusque-là la fin de l’année pour mettre fin à ses importations de pétrole russe, le pays espère désormais y arriver d’ici quelques jours“, poursuit le journal. Robert Habeck, ministre fédéral de l’Economie a effectivement “annoncé lors d’une visite en Pologne l’indépendance totale de l’Allemagne vis-à-vis des importations de pétrole russe dans les prochains jours“, détaille BFM TV.

Je peux déjà dire qu’un embargo [pétrolier] est devenu gérable pour l’Allemagne“, a affirmé le membre du gouvernement allemand, depuis Varsovie où il s’était rendu  “pour déterminer si les raffineries de pétrole de l’Allemagne de l’Est [pouvaient] être en partie approvisionnées par des cargaisons via le port polonais de Gdańsk“, relate Politico. “Les deux pays [Allemagne et Pologne] travaillent ensemble sur cette question“, a-t-il annoncé [Politico]. D’autant que “les pays baltes bien plus dépendants ont déjà stoppé leurs importations d’hydrocarbures russes” [France info].

Quant à elle, “la Pologne est l’un des plus fervents partisans de sanctions strictes contre la Russie“, note France info. Le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki parle de “dérussification” de l’économie européenne et de l’importance de cesser de financer “la machine de guerre” de Vladimir Poutine. “A en croire [ses] déclarations […], la Pologne souhaite mettre fin à ses importations de pétrole russe d’ici la fin de l’année” [France info].

Dès lors, ces propos “ouvrent la porte à un embargo européen sur le pétrole russe, objet d’âpres discussions depuis plusieurs semaines“, selon Le Figaro. Une telle mesure “pourrait faire partie du sixième paquet de sanctions contre la Russie que préparent les Vingt-Sept“. Le journal ajoute que “le sujet devrait être évoqué lors de la rencontre entre le chancelier allemand Olaf Scholz et Emmanuel Macron à Berlin, prévue dans les prochains jours“.


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