Fermer le menu
ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités créatives de ANTILLA concernant l'art, le design et les affaires

    Les tendances du moment

    Festival en Pays Rêvé : dix-sept auteurs pour « Le monde à l’envers », du 16 au 22 novembre

    octobre 6, 2026

    Sous-préfecture du Marin : Véronique Moreau prend ses fonctions

    octobre 6, 2026

    La présentation du budget 2027 n’a pas rassuré les marchés.

    octobre 6, 2026
    Facebook X (Twitter) Instagram
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    • Rubriques
      • Édito de Henri PIED
      • Ecologie / Environnement
      • Art/Culture
      • Caraïbe
      • Entreprises
      • Le Regard de Gdc
      • Patrimoine
      • Politics
      • Santé
      • Sports
      • Tribunes
    • Nos dossiers
      • Grandes figures
        • Édouard Glissant
        • Aimé Césaire
        • Frantz Fanon
        • Pierre Aliker
        • Camille Darsières
        • Alfred Marie-Jeanne
        • Patrick Chamoiseau
        • Raphaël Confiant
        • Serge Letchimy
      • Grands enjeux
        • Sargasses
        • Rhum
        • Vie chère
        • La presse en Martinique
      • Portrait ou enquête
    • À propos
      • Qui sommes-nous ?
      • Kit média
    • Contact
    annonces
    ABONNEMENT
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    Home » Gisèle Baka : “C’est en observant tant d’injustices, que mon combat a commencé”
    Actualité

    Gisèle Baka : “C’est en observant tant d’injustices, que mon combat a commencé”

    juillet 18, 2023Aucun commentaire
    Facebook LinkedIn WhatsApp

    Gisèle Baka est une actrice et chanteuse martiniquaise connue pour les pièces de théâtre dans lesquelles elle a joué et les nombreux albums qu’elle a publié. Au cours du XX siècle, la vie de cette artiste âgée aujourd’hui de 96 ans, a été un long combat pour la défense des noirs dans le domaine artistique. Aujourd’hui, elle nous raconte son histoire.

    Quel a été le fondement de votre combat pour la cause des noirs dans l’art ?

    A mon époque, l’image des noirs était dégradante, comme tout le monde le sait. Les gens ne pouvaient pas supporter l’idée de donner une bonne représentation des personnes noires, dans l’art. On nous donnait que des rôles substitutions. Pour les hommes c’était le clown, l’idiot ou l’ivrogne. Les femmes, elles, ce qu’on leur donnait c’était des rôles de servante, de cuisinière, voire même de prostituées. Mais, quand il s’agissait du sport, là ils ne se gênaient pas pour mettre en valeur l’aptitude physique de l’homme noir. Les noirs gagnaient les grandes compétitions pour la France et ça les arrangeait. En revanche, il était hors de question pour eux que les noirs fassent partie de ceux qui représentaient la culture française. Il était impossible pour moi de supporter une telle situation. C’est en observant tant d’injustices, que mon combat a commencé.

    De quelle manière manifestiez-vous votre militantisme ?

    Je me plaignais. Après tout, il n’y avait pas grand chose à faire. Il fallait se plaindre, dire ce que l’on pensait. J’ai donc commencé par publier un article dans le journal France Soir, intitulé “Je suis une artiste noire”. Grâce à cet article, j’ai pu m’exprimer et dénoncer l’hypocrisie face à laquelle les noirs étaient en proie. Comme je rouspétais beaucoup, j’ai facilement attiré l’attention et tout le monde voulait me connaître. J’ai même été reçu par le président Valery Giscard D’Estaing. A cette époque, je ne me laissais pas faire ! Il était hors de question pour moi de devoir jouer un rôle subalterne, avec pour seul motif : la couleur de ma peau. C’était inadmissible.

    Quelles étaient les réactions que vous pouviez voir de la part des gens, à propos de votre combat ?

     En général, j’avais beaucoup de soutien. Il s’agissait d’une cause à laquelle tous les gens de bonne foi se sentaient concernés. Il était donc rare pour moi de tomber nez à nez avec une personne qui s’opposait à mon combat. Cependant, il y a eu un comportement qui m’a assez gêné, pendant ma carrière. Il ne venait pas des métropolitains, mais de certains martiniquais. Quand j’ai crée le “Théâtre Noir”, certains de mes compatriotes m’ont prise pour une rivale. Il y a eu par exemple, une personne qui avait plagié le nom de mon théâtre, pour son propre groupe. A cause de ça, les administrations étaient confuses, concernant l’attribution des salles de spectacles. Il faut savoir qu’à cette époque, elles ne se gênaient pas pour faire jouer les noirs dans des salles se situant vers des coins malfamés. Alors je demandais toujours à pouvoir jouer dans un endroit décent. Je me battais donc pour ne pas avoir à jouer à Barbès. C’était des efforts qui étaient inutiles, car c’était cette personne qui en héritait, vu que son groupe portait le même nom que le mien… Une attitude que je trouvais totalement puérile, vu qu’elle n’avait rien à voir avec le combat que je menais.

    Comment s’est déroulée la remise en question des productions qui rabaissaient l’image de la personne noire, à l’époque ?

     Bien entendu, ce n’était pas une partie de plaisir. Cela a mis du temps pour que ces sociétés de production comprennent l’intérêt de ne plus montrer une image caricaturale de la personne noire. A l’exception de quelques rares cas, on ne voyait quasiment pas de personne noire remporter une récompense pour son travail artistique, tels qu’un César ou un Oscar. Évidemment, ce n’était pas une surprise, s’ils ne pouvaient pas avoir accès à des rôles importants. Heureusement, ce combat n’a plus lieu d’être à présent.

    Selon vous, le jeu d’acteur des noirs a-t-il pu bien évolué ?

     Maintenant, le noir joue comme tout le monde. Petit à petit, le monde a évolué de façon positive. En regardant la télévision, je constate quelque chose qui me satisfait beaucoup : il n’y a presque plus une seule publicité, sans qu’il y ait  un acteur noir dedans. Avant, vu qu’il n’y avait que des publicités où on ne mettait que des blancs, cela signifiait que pour être bien, il fallait être comme le blanc. Ça me fait chaud au cœur de pouvoir voir que les mentalités ont enfin changé. Aujourd’hui, le monde est enfin représenté comme il a toujours été. Il est composé de noirs, de blancs et d’autres ethnies. Les sociétés de production en ont enfin conscience, elles ne représentent plus la vie, comme elles le veulent. Nous pouvons vivre dans un monde où la réalité peut enfin être représentée comme elle est.

    Thibaut Charles

    ARTICLES SEMBLABLES

    Sous-préfecture du Marin : Véronique Moreau prend ses fonctions

    octobre 6, 2026

    La présentation du budget 2027 n’a pas rassuré les marchés.

    octobre 6, 2026

    Crédit immobilier à taux fixe : un texte au Sénat qui concerne aussi les emprunteurs martiniquais

    octobre 6, 2026
    Ajouter un commentaire

    Les commentaires sont désactivés.

    La Veille des Marchés
    mercredi 7
    octobre
    17,5 %
    taux en vigueur au 8 septembre 2026
    Au 8 septembre 2026, la Barbade applique la taxe sur la consommation la plus élevée que nous ayons lue dans la région.
    15 % Jamaïque
    10 % Bahamas
    Cette taxe frappe l’importé et le local pareillement : ce n’est pas l’octroi de mer.
    Sources officiellesvérifiées
    Voir l'observatoire
    Étude offerte cette semaine
    Les comptes de nos 34 communes : ce que dit l’exercice 2025
    Recevoir l'étude gratuitement
    VOTRE MAGAZINE DU MOIS
    Actualités de la Caraïbe
    Caraïbe

    Plus de 800 délégués de 40 pays pour la Semaine caribéenne de l’agriculture en Jamaïque

    Le très honorable Dr Andrew Holness, Premier ministre de la Jamaïqu Plus de 800 délégués de 40 pays se réuniront en Jamaïque, du 27 septembre…

    L’IA pourrait stimuler l’économie latino-américaine et caribéenne de 5,1 % en dix ans, mais les salaires pourraient baisser, selon la BID.

    septembre 26, 2026

    Les pays des Caraïbes élaborent un plan d’action pour inciter le Royaume-Uni à réparer les préjudices liés à l’esclavage.

    septembre 26, 2026

    Déclaration du Groupe de personnalités éminentes de la CARICOM | Visite en Haïti, du 2 au 9 septembre 2026

    septembre 26, 2026

    L’OPS et la CARPHA réunissent 10 pays et territoires des Caraïbes afin d’harmoniser la surveillance des virus respiratoires dans la région.

    septembre 26, 2026
    INSCRIVEZ-VOUS À NOTRE CHAÎNE !
    Publiez vos annonces Légales

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités de Antilla Martinique.

    Merci ! Votre demande a bien été prise en compte.

    Consultez les annonces légales
    Consulter nos anciens numéros
    Nos différentes rubriques
    Archives
    © 2026 Copyright ANTILLA. Tous drois réservés. Programmé par ANTILLA.
    • CONTACT
    • MARKETING
    • MENTIONS LÉGALES
    • ANNONCES LÉGALES
    • À PROPOS D’ANTILLA

    Saisissez votre recherche ci-dessus, puis appuyez sur Entrée pour lancer la recherche. Appuyez sur Esc pour annuler.