Fermer le menu
ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités créatives de ANTILLA concernant l'art, le design et les affaires

    Les tendances du moment

    Agriculture martiniquaise : José Maurice, « On ne peut pas nous demander de produire davantage tout en nous retirant les moyens »

    octobre 12, 2026

    BANAMART. Jean-Claude Marraud des Grottes : « On ne peut pas se payer le luxe d’opposer les filières entre elles… ce serait même criminel ! »

    octobre 12, 2026

    Coupes budgétaires : de l’État-providence à l’État de disette ?

    octobre 11, 2026
    Facebook X (Twitter) Instagram
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    • Rubriques
      • Édito de Henri PIED
      • Ecologie / Environnement
      • Art/Culture
      • Caraïbe
      • Entreprises
      • Le Regard de Gdc
      • Patrimoine
      • Politics
      • Santé
      • Sports
      • Tribunes
    • Nos dossiers
      • Grandes figures
        • Édouard Glissant
        • Aimé Césaire
        • Frantz Fanon
        • Pierre Aliker
        • Camille Darsières
        • Alfred Marie-Jeanne
        • Patrick Chamoiseau
        • Raphaël Confiant
        • Serge Letchimy
      • Grands enjeux
        • Sargasses
        • Rhum
        • Vie chère
        • La presse en Martinique
      • Portrait ou enquête
    • À propos
      • Qui sommes-nous ?
      • Kit média
    • Contact
    annonces
    ABONNEMENT
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    Home » Lot. La loi Taubira sur la reconnaissance de l’esclavage, appel au devoir de mémoire de la députée
    Actualité

    Lot. La loi Taubira sur la reconnaissance de l’esclavage, appel au devoir de mémoire de la députée

    mai 14, 2021Mise à jourmai 14, 2021Aucun commentaire
    Facebook LinkedIn WhatsApp

    La députée du Lot Huguette Tiegna appelle au devoir de mémoire dans une tribune nationale, pour s’opposer à la dislocation sociale et œuvrer pour une France fraternelle.

    Huguette Tiegna députée du Lot (©DR )
    Par Jean-Claude BonnemèrePublié le 11 Mai 21 à 20:46
    « Il y a bientôt vingt ans, la loi tendant à la reconnaissance de la « traite » et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité, dite « Loi Taubira », était votée. Au-delà de reconnaître la « traite » comme crime contre l’humanité, cette loi intègre le devoir de mémoire dans l’éducation et s’attaque aux délits et crimes perpétrés en raison des origines ethniques de certains de nos concitoyens. Elle constitua une étape déterminante dans le processus de reconnaissance réparatrice de ce pan de notre histoire que nous avons trop longtemps occulté. Mais ce processus est cependant loin d’être terminé.

    “Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre”

    Churchill

    Aujourd’hui encore, des citoyens français sont victimes d’actes de discrimination, d’insultes, voire de crimes en raison de leurs origines ethniques, leur couleur de peau, ou leur simple patronyme. Comment notre République peut-elle se prétendre fraternelle si elle n’agit pas pour mettre un terme à la marginalisation d’une partie de notre peuple ?

    Lutter contre la dislocation sociale

    La linguistique aussi nous en apprend beaucoup sur notre niveau d’avancement dans le processus de reconnaissance de la « traite » et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité. Le simple fait de parler de « traite », un terme réservé aux échanges commerciaux, pour décrire la destruction de millions de vies, l’asservissement de millions de destins, n’est-ce pas déjà une forme d’atténuation ? N’est-ce pas consentir à une acceptation d’un discours de marchandisation des hommes ? Le devoir de mémoire nous impose de rétablir dans son sens premier ce qu’est l’esclavage, à savoir que c’est une déportation d’enfants, de femmes et d’hommes et non pas seulement une « affaire » qui ne concernerait que le négoce et épargnerait les tenants de la politique d’alors. Il nous impose d’établir un discours public qui laisse sa place à l’expression de la souffrance commune à ceux qui ont subi la négation de leur humanité et le déracinement. En cela, la place qui leur est accordée dans notre espace public reste dérisoire. Refuser de regarder en face ce passé, c’est se mentir sur les répercussions désastreuses qu’il a dans le présent sur notre société, et accepter de bâtir notre avenir sur un mensonge. Les croisements successifs entre cultures colonisatrices et colonisées ont abouti à des métissages riches, à nourrir une culture qui n’a de cesse de se réinventer. Des figures fortes issues d’un passé aux confins de la Métropole ont mis leur vie au service du collectif. Ramener dans l’espace public une de ces figures négligées par notre mémoire lacunaire est un impératif de sauvegarde pour lutter contre la dislocation sociale.

    Soutien à la panthéonisation de Gaston Monnerville

    Considérons ce grand homme : Gaston Monnerville, petit-fils d’esclaves des Outre-mer né en Guyane, qui fut pendant 22 ans Président du Sénat. Son destin incarne à lui seul les idéaux d’égalité et de fraternité auxquels nous sommes si attachés. La panthéonisation de Gaston Monnerville que je soutiens depuis plusieurs semaines participe de cela. Par ce geste symbolique fort, nous ouvrirons des perspectives pleines d’espoir à nos jeunes en quête d’identité, les invitant à prendre conscience qu’il est temps de célébrer une France aux couleurs multiples, qui se conjugue au pluriel, et de combattre celles et ceux qui veulent la réduire à un ethnocentrisme archaïque et dangereux. En tant que pays des droits de l’Homme, nous avons plus que jamais besoin d’être au rendez-vous. »

    ARTICLES SEMBLABLES

    Agriculture martiniquaise : José Maurice, « On ne peut pas nous demander de produire davantage tout en nous retirant les moyens »

    octobre 12, 2026

    BANAMART. Jean-Claude Marraud des Grottes : « On ne peut pas se payer le luxe d’opposer les filières entre elles… ce serait même criminel ! »

    octobre 12, 2026

    Médaille de l’engagement ultramarin : 34 parcours mis à l’honneur en Martinique

    octobre 10, 2026
    Ajouter un commentaire

    Les commentaires sont désactivés.

    La Veille des Marchés
    lundi 12
    octobre
    63,66 %
    année 2024
    En 2024, plus d’un tiers de l’eau potable produite en Martinique n’est jamais arrivé jusqu’au robinet.
    2,95 €/m³ prix de l’eau
    51,6 à 81,0 % selon les services
    Chaque point de rendement perdu est un investissement de réseau à financer.
    Sources officiellesvérifiées
    Voir l'observatoire
    Étude offerte cette semaine
    Ce que la Martinique achète au dehors, et à qui, en 2025
    Recevoir l'étude gratuitement
    VOTRE MAGAZINE DU MOIS
    Actualités de la Caraïbe
    Caraïbe

    Une région, un même appel : les dirigeants caribéens réclament équité et action à l’ONU

    ONU Description de la photographie : le Premier ministre de Sainte-Lucie, Philip J. Pierre, s’adresse à l’Assemblée générale des Nations unies. Vêtu d’un costume sombre,…

    GRENADE -LE JOUR DES ÉLECTIONS EST LE 5 NOVEMBRE !!!

    octobre 7, 2026

    Un fort phénomène El Niño pourrait apporter sécheresse et chaleur humide dans les Caraïbes au cours des trois prochains mois

    octobre 7, 2026

    Le FMI et Haïti concluent une mission virtuelle sur la quatrième revue du programme suivi par les services du FMI

    octobre 7, 2026

    Perspectives économiques Amérique latine et Caraïbes – octobre 2026

    octobre 7, 2026
    INSCRIVEZ-VOUS À NOTRE CHAÎNE !
    Publiez vos annonces Légales

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités de Antilla Martinique.

    Merci ! Votre demande a bien été prise en compte.

    Consultez les annonces légales
    Consulter nos anciens numéros
    Nos différentes rubriques
    Archives
    © 2026 Copyright ANTILLA. Tous drois réservés. Programmé par ANTILLA.
    • CONTACT
    • MARKETING
    • MENTIONS LÉGALES
    • ANNONCES LÉGALES
    • À PROPOS D’ANTILLA

    Saisissez votre recherche ci-dessus, puis appuyez sur Entrée pour lancer la recherche. Appuyez sur Esc pour annuler.