Fermer le menu
ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités créatives de ANTILLA concernant l'art, le design et les affaires

    Les tendances du moment

    Martinique : il est temps de réapprendre à faire société

    octobre 25, 2026

    Commerce aux Antilles : l’insécurité et les émeutes accélèrent le déclin des centres-villes

    octobre 24, 2026

    Réseaux mobiles : l’ARCEP publie ses mesures 2026, SFR Caraïbe en tête selon l’opérateur

    octobre 23, 2026
    Facebook X (Twitter) Instagram
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    • Rubriques
      • Édito de Henri PIED
      • Ecologie / Environnement
      • Art/Culture
      • Caraïbe
      • Entreprises
      • Le Regard de Gdc
      • Patrimoine
      • Politics
      • Santé
      • Sports
      • Tribunes
    • Nos dossiers
      • Grandes figures
        • Édouard Glissant
        • Aimé Césaire
        • Frantz Fanon
        • Pierre Aliker
        • Camille Darsières
        • Alfred Marie-Jeanne
        • Patrick Chamoiseau
        • Raphaël Confiant
        • Serge Letchimy
      • Grands enjeux
        • Sargasses
        • Rhum
        • Vie chère
        • La presse en Martinique
      • Portrait ou enquête
    • À propos
      • Qui sommes-nous ?
      • Kit média
    • Contact
    annonces
    ABONNEMENT
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    Home » Martinique : il est temps de réapprendre à faire société
    Le Regard de Gdc

    Martinique : il est temps de réapprendre à faire société

    octobre 25, 2026Aucun commentaire
    Facebook LinkedIn WhatsApp

    La crise de notre rapport à l’autre

    Et si notre crise ne se résumait pas à un manque d’autorité ? Dans Déliés, publié aux éditions de l’Observatoire, Chloé Morin avance une autre explication : elle explique que nous supportons de moins en moins ceux qui ne nous ressemblent pas, ne pensent pas comme nous ou résistent à nos désirs. Elle nomme cela une crise de l’altérité. Habitués par les écrans à choisir, filtrer, supprimer, nous perdons l’habitude du désaccord et de la contrariété. Nous réclamons alors une autorité qui discipline les autres, tout en souhaitant conserver nos propres exceptions.

    Des colères fondées, un débat qui se ferme

    Cette lecture mérite d’être appliquée à la Martinique, avec précaution, parce que nos colères ont des raisons concrètes. La vie chère, les difficultés d’accès à l’eau, les transports incertains, les inégalités ne sont pas des frustrations imaginaires. L’histoire de l’esclavage, de la colonisation et le scandale du chlordécone pèsent aussi sur la confiance. Demander aux habitants de mieux vivre ensemble oblige les institutions et les acteurs économiques à répondre,  peut-être plus qu’ailleurs, de leurs actes.

    Mais la réalité des injustices ne dispense pas d’interroger nos façons de nous affronter. Quand contredire devient trahir, quand négocier devient se vendre, quand reconnaître une avancée devient soutenir un camp, le débat se ferme. On ne cherche plus ce que vaut une proposition : on demande qui parle, d’où il vient et à qui il serait lié. L’adversaire cesse d’être un interlocuteur. Il est l’ennemi. 

    Ne pas confondre son groupe avec le pays

    Les réseaux sociaux aggravent  cette pente. Ils donnent une voix à ceux qu’on entend peu et permettent de mobiliser rapidement. Ils transforment  une accusation en certitude, un extrait en vérité complète, une audience en brevet de légitimité. Le résultat  est que l’on  se retrouve entre convaincus, jusqu’à confondre son groupe avec le pays. 

    Une société démocratique doit pourtant pouvoir entendre une colère sans approuver toutes ses méthodes, condamner un pillage sans mépriser une revendication.

    Notre proximité insulaire ne nous protège pas de cet éloignement. Connaître un nom, une famille, une réputation ne signifie pas connaître une personne. Nous pouvons être très attachés aux nôtres et rester indifférents à ceux qui vivent autrement.

     La mémoire des dominations exige d’être transmise et discutée. Elle ne doit pas devenir une assignation qui enferme chacun dans sa couleur, son origine ou son milieu. Sinon sa douleur…

    Faire société suppose de reconnaître les héritages sans retirer aux individus la possibilité de se rencontrer.

    Transmettre le goût du commun

    Le départ des jeunes et le vieillissement rendent cette tâche plus urgente. La transmission a besoin de  parents soutenus, d’enseignants respectés, d’éducateurs, d’entraîneurs, de responsables associatifs. Un club sportif, un atelier culturel, un lieu de quartier apprennent à attendre son tour, respecter une règle, perdre sans humilier et gagner sans écraser. Ces expériences concrètes entretiennent ce que les proclamations ne produisent pas : le sentiment d’appartenir à un monde commun. Ce travail demande des moyens, de la continuité et une ambition éducative : donner à chacun une place utile et reconnue, ainsi que des raisons concrètes de croire à son avenir en Martinique.

    Des règles communes, une confiance à reconstruire

    L’autorité retrouvera du crédit si la réciprocité devient visible. Le citoyen doit respecter les droits d’autrui ; l’élu expliquer ses choix et rendre des comptes ; l’entreprise répondre de ses pratiques ; le service public tenir ses engagements. Chacun doit pouvoir croire que les règles valent aussi pour les puissants, les proches et les amis. L’exemplarité constitue une condition de la confiance.

    Pour la Martinique, réparer le lien exige donc de tenir ensemble justice sociale, responsabilité et rencontre. Il faut des résultats sur les conditions de vie, des lieux où se parler et des adultes capables d’écouter autant que de poser des limites. Notre avenir commun dépend aussi de cette capacité : nous opposer sans nous détruire, reconnaître l’autre sans renoncer à nous-mêmes, construire avec ceux que nous n’avons pas choisis.

    Gérard Dorwling-Carter

    ARTICLES SEMBLABLES

    Vie chère : la « guerre d’usure » à l’épreuve des faits

    octobre 22, 2026

    octobre 20, 2026

    Penser au quotidien des Martiniquais

    octobre 9, 2026
    Ajouter un commentaire

    Les commentaires sont désactivés.

    La Veille des Marchés
    samedi 24
    octobre
    9,2 %
    année 2024
    En 2024, les recettes fiscales ont représenté 9,2 % du PIB au Guyana, contre 30,7 % à la Barbade.
    24,6 % à Trinité-et-Tobago
    21,3 % à Sainte-Lucie
    Au Guyana, le PIB a bondi avec le pétrole, dont les revenus ne sont pas des impôts.
    Sources officiellesvérifiées
    Voir l'observatoire
    Étude offerte cette semaine
    Le tourisme en Martinique en 2025-2026 : hôtels, croisière, aéroport
    Recevoir l'étude gratuitement
    VOTRE MAGAZINE DU MOIS
    Actualités de la Caraïbe
    Caraïbe

    Caribbean Export et la Banque caribéenne de développement renforcent leur coopération pour faire émerger des projets d’investissement dans la région

    Caribbean News Global BRIDGETOWN, Barbade — L’Agence caribéenne de développement des exportations, Caribbean Export, et la Banque caribéenne de développement (CDB) ont renforcé leur collaboration…

    La Banque caribéenne de développement plaide pour une action régionale visant à renforcer l’enseignement des mathématiques

    octobre 21, 2026

    Le pôle SheTrades Caribbean de la Banque caribéenne de développement lance le fonds WE-CLIMB

    octobre 21, 2026

    Le pôle SheTrades Caribbean de la Banque caribéenne de développement lance le fonds WE-CLIMB

    octobre 21, 2026

    La Russie négocie la reprise des vols vers Cuba après une chute de 73 % du nombre de touristes russes

    octobre 21, 2026
    INSCRIVEZ-VOUS À NOTRE CHAÎNE !
    Publiez vos annonces Légales

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités de Antilla Martinique.

    Merci ! Votre demande a bien été prise en compte.

    Consultez les annonces légales
    Consulter nos anciens numéros
    Nos différentes rubriques
    Archives
    © 2026 Copyright ANTILLA. Tous drois réservés. Programmé par ANTILLA.
    • CONTACT
    • MARKETING
    • MENTIONS LÉGALES
    • ANNONCES LÉGALES
    • À PROPOS D’ANTILLA

    Saisissez votre recherche ci-dessus, puis appuyez sur Entrée pour lancer la recherche. Appuyez sur Esc pour annuler.