Réagissant à la proposition de Claude Gelbras en faveur d’une zone franche globale aux Antilles, et/ou à la tribune de Gérard Dorwling-Carter parue sur notre site internet, Maurice Laouchez estime que ce dispositif reste trop souvent assimilé, à tort, à une forme de dérégulation et de recul de la protection sociale. Selon lui, une zone franche pourrait pourtant devenir un outil majeur de développement, à condition de s’inscrire dans une stratégie économique claire et structurée.
Pour Maurice Laouchez, la notion de zone franche est encore confondue par beaucoup avec celle de non-droit, notamment en matière de protection sociale. Cette perception expliquerait en partie l’absence de mobilisation des élus locaux, davantage concentrés, selon lui, sur les débats relatifs à l’octroi de mer.
Or, une zone franche ne constituerait pas une fin en soi. Elle devrait être intégrée à un véritable plan de développement prévoyant des investissements précis, définis en fonction des besoins économiques, sociaux et territoriaux de la Martinique.
Dans ce cadre, elle pourrait devenir un instrument capital pour attirer les investissements, soutenir les entreprises et créer des emplois.
Maurice Laouchez regrette cependant que les responsables politiques refusent, selon lui, de mettre en œuvre un tel plan de développement, alors même que les différentes lois de décentralisation en prévoient le principe, sous des appellations variables, projet, programme ou schéma de développement.
Philippe Pied





