Réclamer de meilleures conditions pour étudier est légitime. Manifester son mécontentement l’est tout autant. Mais lorsque la colère conduit à dégrader des établissements, des équipements ou des biens qui appartiennent à la collectivité…à la Martinique…à Nous, c’est finalement toute la Martinique qui en supporte les conséquences.
Sur ce point, Antilla partage pleinement le message exprimé par la sénatrice Catherine Conconne.
Il ne s’agit pas ici de nier les difficultés rencontrées par les jeunes, ni d’écarter leurs revendications. Elles doivent être entendues, discutées et recevoir des réponses.
Mais la violence et les dégradations ne peuvent constituer une réponse acceptable. Détruire ce qui appartient à tous ne fait avancer aucune cause et pénalise souvent ceux-là mêmes que l’on entend défendre.
Au-delà des opinions et des sensibilités, cette conviction devrait pouvoir nous rassembler très largement : préserver nos établissements, nos équipements et notre cadre de vie, c’est aussi préserver la Martinique.
Le dialogue peut être difficile, parfois tendu. Il reste pourtant le seul chemin permettant de transformer une colère légitime en solutions concrètes.
Philippe Pied





