Le chikungunya et la dengue ne sont plus réservés aux zones tropicales ou aux voyageurs. En 2025, la France hexagonale a enregistré 809 cas autochtones de chikungunya et 30 cas de dengue.
Des symptômes proches, mais distincts
Ces deux maladies se manifestent d’abord brutalement en été par une forte fièvre et des courbatures, évoquant une grippe sans signes respiratoires. Elles s’accompagnent parfois de fatigue, d’éruptions cutanées, de nausées, de vomissements ou de légers saignements (nez, gencives).
Le chikungunya se distingue par des douleurs articulaires très violentes, voire invalidantes, qui ciblent surtout les extrémités (poignets, doigts, chevilles, pieds) et peuvent persister des mois. Pour la dengue, ce sont plutôt les maux de tête et les douleurs spécifiques derrière les yeux, dites rétro-orbitaires, qui sont caractéristiques.
L’importance du diagnostic et du signalement
Consulter un médecin pour obtenir un diagnostic et déclarer la maladie aux autorités sanitaires est essentiel. Cette démarche permet à la fois de surveiller les complications individuelles de la dengue et d’engager des actions collectives pour bloquer la propagation du virus par les moustiques.