La création de la Collectivité territoriale de Martinique (CTM) en 2016 a regroupé, au sein d’une même collectivité, les compétences et les services auparavant répartis entre le Conseil régional et le Conseil général de Martinique.
Cette réforme devait notamment permettre de mutualiser les services, réaliser des économies d’échelle et rationaliser les effectifs.
La comparaison avec la Guadeloupe, qui a conservé deux collectivités distinctes — le Conseil régional et le Conseil départemental — permet d’évaluer concrètement le résultat obtenu.
Le constat
Les données disponibles font apparaître environ :
4 500 agents à la CTM ;
contre environ 3 600 à 3 700 agents pour la Région et le Département de Guadeloupe réunis.
La Martinique compte donc environ 800 à 900 agents de plus que la Guadeloupe, alors que la population martiniquaise est inférieure à celle de la Guadeloupe.
Rapporté à la population, l’écart est encore plus significatif :
Martinique – CTM : environ 12,5 agents pour 1 000 habitants ;
Guadeloupe – Région + Département : environ 9,5 agents pour 1 000 habitants.
La CTM compte ainsi environ un tiers de personnel de plus par habitant que les deux collectivités guadeloupéennes réunies.
Un résultat contraire à l’objectif initial de la réforme
La création de la collectivité unique devait logiquement permettre de supprimer les doublons administratifs résultant de la coexistence de deux assemblées et de deux administrations.
On pouvait donc attendre :





