À la suite de l’article de Gérard Dowling-Carter consacré au rôle de Yann Monplaisir dans l’évolution de la dette de la Collectivité territoriale de Martinique, Michel Branchi apporte sa réponse. Conseiller à l’Assemblée de Martinique et ancien président de la commission des finances, programmation et fiscalité sous la mandature 2015-2021, il rejette formellement l’affirmation selon laquelle l’équipe conduite par Alfred Marie-Jeanne aurait laissé un déficit de 213,7 millions d’euros. Il invoque notamment le rapport de la Chambre régionale des comptes publié en octobre 2021 ainsi que le compte administratif de l’exercice 2020 pour défendre le bilan financier de l’ancienne majorité. Il revient également sur les profondes divergences qui opposaient alors les différentes composantes de la majorité territoriale. Nous publions – tel quel – ci-dessous sa contribution au débat.
Repère biographique : Michel Branchi est actuellement conseiller à l’Assemblée de Martinique. Sous la mandature 2015-2021, il était président de la commission des finances, programmation et fiscalité de l’Assemblée de Martinique.
« En tant que président de la commission des finances sous AMJ je suis en mesure de contester formellement que la mandature 2016/2021 aurait laissé un prétendu « déficit » de 213,7 M€. Aucun audit ni rapport de l’actuelle mandature ne l’a établi. Par contre, un rapport de.la Chambre Régionale des Comptes (CRC) d’octobre 2021 sur la période 2015/2020 a salué la « maîtrise de gestion » de la CTM malgré le manque de préparation de la fusion CR/CG souligné par la même CRC. Quant à Yann Monplaisir il n’a cessé de dénoncer la politique de rigueur financière de Chabin et à exiger avec ses compères F. Lordinot et J.Hajjar une véritable fuite en avant dans l’emprunt et le déficit pour servir ses amis capitalistes. Oubliant allègrement que, un déficit au-delà de 5% des recettes de fonctionnement, c’est la CRC et… la tutelle préfectorale. La théorie keynésienne du déficit créateur s’applique (jusqu’à un certain point à l’ère de l’UE) à un Etat, mais pas à une collectivité locale.
Last but not the least : le compte administratif de l’exercice 2020, dernier du mandat d’AMJ, était excédentaire de plus de 100 M€. D’où la fameuse accusation du « matelas » improductif. Ceci est une autre affaire : 2020 c’est la sortie du covid 19. »
MB





