Après un recul de 0,2 % au premier trimestre, l’économie française a stagné au printemps. La panne est réelle : l’Insee ne prévoit plus que 0,4 % de croissance en 2026. L’investissement recule et les ménages réduisent leur consommation d’énergie.
Une stabilité sous perfusion
La consommation publique progresse pourtant de 0,4 %. Représentant près du quart du PIB, elle apporte environ un dixième de point à la croissance trimestrielle. Sans ce soutien, le deuxième trimestre aurait probablement été négatif. Les prestations sociales amortissent aussi la baisse du pouvoir d’achat.
Sans l’appui public, la France serait donc vraisemblablement déjà en récession. Mais le déficit, proche de 5 % du PIB, agit comme une béquille, non comme un moteur. L’investissement public baisse, tandis qu’une part croissante des dépenses paie les intérêts de la dette. L’État préserve le fonctionnement courant, mais réduit ce qui prépare l’avenir.
La fin de l’argent facile
La dette atteint 3 536 milliards d’euros, soit 117,5 % du PIB, et le taux de l’emprunt français à dix ans dépasse 4 %. Parallèlement, l’inflation repart, le chômage atteint 8,3 % et les ménages puisent dans leur épargne.





