Pour sa quatrième édition, le salon du logement a ouvert ses portes mercredi au palais des congrès de Madiana à Schœlcher. Organisé par la DEAL, l’événement a réuni plus d’une trentaine d’exposants autour des grandes problématiques de l’habitat martiniquais : indivision, réhabilitation, adaptation du logement au vieillissement et accompagnement des ménages les plus précaires. L’an passé, près de 1 000 visiteurs avaient fait le déplacement
Ce mercredi matin, la fréquentation est encore timide à l’ouverture du salon du logement. Pour sa quatrième édition, le salon a ouvert ses portes mercredi au palais des congrès de Madiana à Schœlcher. Organisée par la Deal (Direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement), la manifestation a réuni plus d’une trentaine d’exposants, acteurs de l’habitat en Martinique.
Agnès est venue accompagnée de son amie Sylviane. « Je faisais une course à Fort-de-France. J’en ai profité pour venir au salon du logement. » La Robertine souhaite se renseigner pour trouver des aides afin de réhabiliter sa maison. Réhabilitation et indivision sont au cœur des préoccupations des visiteurs.
Déjà fortement présente les éditions précédentes, la thématique de l’indivision est de nouveau mise en avant cette année. En témoignent deux conférences sur le sujet, la présence du GIP (Groupement d’intérêt public) indivision et des créneaux de consultations auprès de notaires. « L’indivision est un sujet complexe qui revient très régulièrement », précise le préfet, Étienne Desplanques.
Le logement, un secteur essentiel de l’économie
De la construction à la conciliation en passant par la réhabilitation, cette journée détaille les actions de l’État, des collectivités et des acteurs privés en faveur du logement. « On vit des moments qui sont difficiles pour tout le monde, concède Étienne Desplanques. Y compris pour les acteurs publics. » Il explique néanmoins que le secteur du logement est essentiel pour l’économie de la Martinique. « En 2026, nous allons participer financièrement à la construction, à la réhabilitation de 400 logements ». Le préfet assure que, malgré la conjoncture, l’État reste un grand financeur du logement. « C’est un élément qui stabilise l’économie. »

Outre la réhabilitation, le vieillissement de la population du territoire devient un enjeu du logement. En Martinique, en 2030, une personne sur deux aura plus de soixante ans. « Il existe Ma prime adapt’ qui peut aller jusqu’à 22 000 euros par ménage. Elle permet d’adapter le logement au grand âge ou au manque d’autonomie. Je constate avec un peu de désespoir que la Martinique utilise peu ce dispositif. Charge à nous de mieux le faire connaître. »
La directrice de la DEAL, Stéphanie Mathey, rappelle la priorité de l’État en matière de logement : « Viser les plus précaires. Les ménages qui sont dans des difficultés financières parce qu’ils sont souvent plus invisibles. Ils ne bénéficient pas de toute la connaissance de l’écosystème. L’objectif est de les accompagner prioritairement. »
En 2025, 1000 personnes environ avaient franchi les portes du salon.
Laurianne Nomel





