Lundi, Véronique Moreau a pris ses fonctions de sous-préfète du Marin lors d’une cérémonie marquée par un dépôt de gerbe au monument aux morts de la commune. Précédemment sous-préfète dans les Côtes-d’Armor et dans le Gers, elle succède à Bastien Mérot. C’est sa première fois en Martinique, et aux Antilles.
C’est sous un temps maussade que Véronique Moreau a pris ses fonctions de sous-préfète, ce lundi au Marin. Son dépôt de gerbe au monument aux morts a marqué son début d’entrée en fonction.
Précédemment en poste en tant que sous-préfète dans les Côtes-d’Armor et dans le Gers, Véronique Moreau est désormais affectée en Martinique. Elle a été également directrice de service de l’État dans les Pyrénées-Atlantiques.
Les dossiers de l’arrondissement
Fraîchement arrivée, Véronique Moreau sait toutefois les dossiers brûlants qui l’attendent. Elle a notamment échangé avec son prédécesseur, Bastien Mérot.
« Les services m’avaient préparé un dossier. L’ancien sous préfet m’a sensibilisée sur ceux liés aux collectivités, les projets des communes et de l’Espace sud. »
Comme chaque sous préfet d’arrondissement, Véronique Moreau a été alertée sur les problèmes que posent les arrivages de sargasses. Elle a été également sensibilisée aux chiens divagants puisque c’est l’arrondissement du Marin qui est en charge de la question. « Je verrais tous les dossiers petit à petit ».
La nouvelle sous préfète reste prudente : « Je prends mes fonctions aujourd’hui donc ce serait présomptueux de ma part de m’exprimer sur des dossiers que je ne maîtrise pas encore. »
Première fois aux Antilles
Véronique Moreau le confie, il s’agit de sa première fois en Martinique, aux Antilles même. Outre le « choc thermique », la sous-préfète se réjouit de l’accueil qui lui a été réservé. « Ce week-end, les personnes que j’ai croisées au Marin ont toutes été très souriantes et d’un abord très agréable. »

Bien qu’elle ne soit jamais venue en Martinique, la sous-préfète s’en était déjà fait esquisser une ébauche. « Dans l’équipe à Dinan, dans les Côtes-d’Armor, j’avais quelqu’un de la Martinique, de l’arrondissement d’ailleurs. Elle parlait régulièrement de l’île aux fleurs mais j’ai hâte de découvrir ce territoire. »
Auparavant, lors de ses missions précédentes, Véronique Moreau a géré des territoires ruraux et maritimes. Une expérience qui lui permet de mieux appréhender sa tâche en Martinique. « Même si les problématiques sont différentes mais sur les zones de mouillage, l’aspect littoral, il est sûr que ce sera plus simple d’aborder ces thématiques que si j’étais venue directement du Gers où il n’y a pas de façade maritime. » Elle poursuit :
« On a une sensibilisation redoublée en ayant travaillé sur un arrondissement côtier. »
Sur le terrain
La sous-préfète compte le dialogue et le terrain comme deux piliers de sa mission. « Mon objectif est d’avoir des échanges au quotidien avec les partenaires. Ils auront mon numéro. On se verra autant que besoin. Moi, j’aime me déplacer, aller rencontrer les gens là où ils travaillent. Je sais que je vais arpenter le territoire. »
Véronique Moreau rencontre le préfet Étienne Desplanques, ce mardi.
Laurianne Nomel





