Fermer le menu
ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités créatives de ANTILLA concernant l'art, le design et les affaires

    Les tendances du moment

    Et si nous mesurions enfin ce que les entreprises apportent à la Martinique ?

    septembre 21, 2026

    Rapport de la CRC. Pour Louis Boutrin : « Il faut sortir du déni et de la polémique »

    septembre 20, 2026

    Analyse financière de la Collectivité territoriale de Martinique.

    septembre 20, 2026
    Facebook X (Twitter) Instagram
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    • Rubriques
      • Édito de Henri PIED
      • Ecologie / Environnement
      • Art/Culture
      • Caraïbe
      • Entreprises
      • Le Regard de Gdc
      • Patrimoine
      • Politics
      • Santé
      • Sports
      • Tribunes
    • Nos dossiers
      • Grandes figures
        • Édouard Glissant
        • Aimé Césaire
        • Frantz Fanon
        • Pierre Aliker
        • Camille Darsières
        • Alfred Marie-Jeanne
        • Patrick Chamoiseau
        • Raphaël Confiant
        • Serge Letchimy
      • Grands enjeux
        • Sargasses
        • Rhum
        • Vie chère
        • La presse en Martinique
      • Portrait ou enquête
    • À propos
      • Qui sommes-nous ?
      • Kit média
    • Contact
    annonces
    ABONNEMENT
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    Home » Un mémorial pour nos ancêtres, ces oubliés de l’Histoire
    Actualité

    Un mémorial pour nos ancêtres, ces oubliés de l’Histoire

    mars 16, 2026Mise à jourmars 16, 2026Aucun commentaire
    Facebook LinkedIn WhatsApp

    Il est des causes qui dépassent le simple geste financier. Elles touchent à la dignité, à la transmission et à la place que l’on accorde, dans nos mémoires familiales comme dans le récit national, à celles et ceux que l’Histoire a trop longtemps laissés dans l’ombre.

    Le futur Mémorial national des victimes de l’esclavage, dont l’implantation est prévue dans les jardins du Trocadéro à Paris, porte précisément cette ambition : rendre hommage aux femmes, aux hommes et aux enfants broyés par l’esclavage colonial, en inscrivant dans l’espace public les noms de famille qui leur furent attribués lors de la Grande nomination, après l’abolition de l’esclavage en 1848.


    Philippe PIED


    Par cet acte mémoriel, la France reconnaît enfin des individus que l’histoire avait trop souvent réduits à une condition, à une masse anonyme, ou au silence. Inscrire leurs noms est un acte de reconnaissance ! C’est aussi rappeler que derrière l’institution esclavagiste se trouvaient des vies humaines, des trajectoires brisées et des générations entières marquées par cette tragédie.

    Pour nous Martiniquais, descendants d’une histoire directement liée à ce système, soutenir ce projet n’a rien d’abstrait. C’est participer à une œuvre de mémoire qui redonne leur dignité d’être humain à des aïeux. Car l’esclavage n’est pas seulement un chapitre des manuels scolaires : il demeure inscrit dans les familles, dans les noms que nous portons, dans certains silences, dans les fractures sociales et dans la mémoire collective de l’île.

    Pendant longtemps, la France a évoqué l’esclavage comme un passé lointain, presque désincarné. Pourtant, dans les territoires ultramarins –  en Martinique, en Guadeloupe, en Guyane, à La Réunion ou à Saint-Martin  – cette histoire reste profondément ancrée dans les réalités sociales et culturelles.

    Le projet de mémorial rappelle ainsi une évidence essentielle : il ne s’agit pas seulement d’élever un monument, mais de reconnaître des vies humaines trop longtemps ignorées.

    Un monument aux vivants

    Le choix du Trocadéro n’est pas anodin. Ce site prestigieux, ouvert sur le monde, est aussi un lieu chargé de symboles : c’est là que fut adoptée, le 10 décembre 1948, la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Installer à cet endroit un mémorial consacré aux victimes de l’esclavage colonial revient à inscrire cette mémoire dans le cœur même des valeurs universelles que la France affirme défendre.

    Le futur jardin mémoriel, qui devrait occuper environ 4 000 m², portera sur des plaques de lave émaillée les prénoms et noms des 216 000 nouveaux libres enregistrés après l’abolition. Autant de noms qui, pour beaucoup de familles antillaises, correspondent à ceux de leurs ancêtres.

    Pour nous, Martiniquais, cette démarche résonne donc avec une force particulière. Parce que derrière ces noms figurent des histoires familiales. Parce qu’une part décisive de l’histoire martiniquaise s’est construite dans la violence de l’esclavage, puis dans les conséquences durables qu’il a laissées sur les plans sociaux, économique et humain.

    Contribuer à ce mémorial, c’est affirmer que l’histoire des Outre-mer appartient pleinement à l’histoire nationale. C’est rappeler que la mémoire de nos aïeux ne doit ni s’effacer, ni se diluer, ni être reléguée à la périphérie du récit collectif.

    Le projet se veut également profondément pédagogique. Une attention particulière sera portée à la jeunesse, dans l’Hexagone comme dans les territoires ultramarins, afin que ce lieu devienne un espace de transmission et de compréhension. Le mémorial ne regardera pas seulement le passé : il contribuera aussi à éclairer le présent et à former les citoyens de demain.

    UN « MONUMENT AUX VIVANTS »

    Ses promoteurs parlent d’un « monument aux vivants ». L’expression mérite d’être entendue. Car un mémorial n’est pas seulement une pierre posée dans l’espace public. C’est un lieu qui agit sur la société : il aide à nommer les blessures, à reconnaître les injustices et à transmettre une histoire trop longtemps reléguée dans l’ombre.

    Pour la Martinique, soutenir ce projet revient aussi à participer à une œuvre collective de reconnaissance. Donner, même modestement, c’est prendre part à la construction d’un lieu visible, durable et digne, où la mémoire des victimes de l’esclavage colonial sera inscrite dans le paysage national et international.

    À une époque où tant de sujets se dispersent dans le flux de l’actualité, il est essentiel de soutenir ce qui demeure fondamental. La mémoire des victimes de l’esclavage — celle de nos ancêtres — n’est pas une question secondaire. Elle touche à l’histoire de nos familles, à notre identité et à la compréhension de notre société.

    Faire un don pour « mettre en lumière les oubliés » ne consiste donc pas seulement à financer un projet architectural. C’est poser un acte de fidélité envers nos ancêtres, un acte de responsabilité envers nos enfants et un acte de dignité envers nous-mêmes.

    Car aucune société ne grandit réellement en laissant ses morts, ses blessés et ses oubliés dans l’ombre.

    Philippe PIED

    ARTICLES SEMBLABLES

    Rapport de la CRC. Pour Louis Boutrin : « Il faut sortir du déni et de la polémique »

    septembre 20, 2026

    JEP 2026. La préfecture ouvre ses portes

    septembre 19, 2026

    Crise financière de la CTM- Louis BOUTRIN« Nous n’avons plus le droit de gérer à vue »

    septembre 19, 2026
    Ajouter un commentaire

    Les commentaires sont désactivés.

    La Veille des Marchés
    lundi 21
    septembre
    60,7 %
    Six euros sur dix dépensés à l’importation partent vers un fournisseur installé dans l’Hexagone.
    2 091 M€ depuis l’Hexagone
    3 447 M€ total importé
    Les États-Unis viennent ensuite, loin derrière, avec 284 millions d’euros.
    Sources officiellesvérifiées
    Voir l'observatoire
    Étude offerte cette semaine
    Qui paie en retard en Martinique ?
    Recevoir l'étude gratuitement
    VOTRE MAGAZINE DU MOIS
    Actualités de la Caraïbe
    Caraïbe

    Les îles Caïmans réexaminent leurs frontières maritimes avec la Jamaïque et Cuba.

    Cayman compass Par Simon Boxall Le gouvernement des îles Caïmans a entamé l’examen des mesures nécessaires pour régler les questions de frontières maritimes restantes du…

    L’écart de protection de l’assurance climatique

    septembre 19, 2026

    La BID, la CAF et la CDB lancent une initiative conjointe de dette contre résilience dans les Caraïbes

    septembre 19, 2026

    Le phénomène climatique devrait atteindre son intensité maximale entre novembre 2026 et janvier 2027.

    septembre 19, 2026

    La visite de la royauté britannique en Jamaïque suscite des demandes de réparations pour l’esclavage

    septembre 19, 2026
    INSCRIVEZ-VOUS À NOTRE CHAÎNE !
    Publiez vos annonces Légales

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités de Antilla Martinique.

    Merci ! Votre demande a bien été prise en compte.

    Consultez les annonces légales
    Consulter nos anciens numéros
    Nos différentes rubriques
    Archives
    © 2026 Copyright ANTILLA. Tous drois réservés. Programmé par ANTILLA.
    • CONTACT
    • MARKETING
    • MENTIONS LÉGALES
    • ANNONCES LÉGALES
    • À PROPOS D’ANTILLA

    Saisissez votre recherche ci-dessus, puis appuyez sur Entrée pour lancer la recherche. Appuyez sur Esc pour annuler.