Diplômée du Cordon Bleu Paris et forte d’expériences acquises dans des maisons prestigieuses, de la Côte d’Azur à Saint-Martin, Gabrielle Dorwling-Carter incarne une nouvelle génération de professionnelles de la gastronomie. Son parcours, nourri d’exigence, de créativité et de passion, l’amène aujourd’hui à mettre en lumière un aspect de la cuisine antillaise, véritable trésor patrimonial et culturel de la Caraïbe.
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Lorsqu’on remonte le temps, on découvre que les fondations de la cuisine antillaise reposent sur les racines : ignames, dachines, patates douces et autres tubercules cultivés ou récoltés pour nourrir un peuple qui composait avec le peu qu’il possédait. Écrasés à la fourchette, relevés d’un filet d’huile, ces aliments constituaient l’essentiel du quotidien.
Le luxe, lui, se réservait aux jours de fête : le ragoût de porc de Noël, les pois d’Angole mijotés pendant des heures, les grandes tablées où l’abondance devenait exceptionnelle.
L’histoire de la gastronomie martiniquaise est aussi celle de la transmission. Un héritage culturel qui a traversé les générations, les océans et les frontières.
On en retrouve aujourd’hui les échos dans la cuisine de Marcel Ravin, au sein du Blue Bay, mais aussi dans les créations de Louis-Philippe Vigilant au Restaurant Bernard Loiseau, où les saveurs caribéennes trouvent parfois de nouveaux chemins d’expression.
Cette cuisine, longtemps façonnée par la nécessité, s’inscrit désormais dans l’histoire gastronomique moderne/ contemporaine.
Elle s’impose par la richesse de ses influences, la profondeur de ses saveurs et la mémoire qu’elle porte en elle.
Chaque plat raconte un peuple, mais le peuple martiniquais possède une voix et une puissante histoire.
Une terre et une transmission qui continuent d’évoluer sans jamais oublier leurs racines.
Gabrielle Dorwling-Carter.





