Mon cher Raphaël Confiant,
Je viens de lire sur ton site fondaskreyol de ce jour : « Crédit Martiniquais : disparition programmée ? » et dont le titre lui-même de ton article a un signe de trop : le « ? ».
En effet, Maurice Laouchez a bien indiqué dans le livre qu’il a édité pour raconter son trajet à la tête du Crédit Agricole de la Martinique ce qu’il peut advenir à celui ou à ceux qui prennent au sérieux leur responsabilité…
Tu dois te souvenir qu’il lui a été nécessaire de s’imposer une « GREVE DE LA FAIM » au beau mitant de l’avenue où se situait « sa » banque pour sauver son honneur ET pour livrer aux Martiniquais ou, du moins, à ceux qui veulent décrypter les tenants et aboutissants de notre réel « local ».
Dans ce livre, il y a, outre l’implacable récit de Maurice sur son combat exemplaire, DEUX informations qui peuvent ou doivent éclairer, celui ou celle, ceux ou celles, qui DOIVENT ÊTRE RETENUES.
1/ En page « xx », je laisse le soin à nos lecteurs de la chercher, Maurice raconte, comment, jeune (et brillant) étudiant, il avait reçu la visite de … Devinez qui…
>> Le Général De Gaulle, oui le plus grand chef d’Etat que la France ait connu depuis Louis XIV, et que dans cette conversation celui-ci avait parlé de la Martinique, de ses problèmes et… de l’OJAM.
Personnellement, j’ai toujours relié cette visite au fait que, à la même période, les « Jeunes » (??) de l’OJAM, étaient en prison, et que l’un d’eux, peut-être le plus symbolique d’entre eux, Henri Armougon, s’était accroché aux barreaux de sa cellule et avait crié, fort, fort, dans ce petit matin glacial de cette fin d’hiver =
« LA MARTINQUE AUX MARTINIQUAIS ».
Je cite Armougon (Rico Armougon), volontairement, car par ces temps de 2020/2026, on me semble bien mépriser les « indo-descendants » ou les « Syriens-descendants » …(Bon, on en reparlera…?).
2/ Mais la 2 eme information, importante, citée dans ce livre de Maurice, à la page zz, est celle-ci >> la fin du…CREDIT MARTINIQUAIS.
Hé oui : cette banque « locale »; qui réunissait les entrepreneurs « locaux » ( cad « Békés » ou « Mulâtres » et les entreprises et entrepreneurs « locales/locaux » )
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Vous, vous, croyez que ces deux évènements sont liés ?
Ou ne sont pas liés ?
Qu’ils ont un sens politique ou pas ?
Qu’ils se rattachent à une volonté « centrale » ou pas ?
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Henri (Luc) Pied





