Fermer le menu
ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités créatives de ANTILLA concernant l'art, le design et les affaires

    Les tendances du moment

    Vie chère : le vote se fait attendre

    octobre 22, 2026

    Le cap touristique de 2004

    octobre 21, 2026

    Forum des seniors : une matinée pour préparer le bien vieillir

    octobre 21, 2026
    Facebook X (Twitter) Instagram
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    • Rubriques
      • Édito de Henri PIED
      • Ecologie / Environnement
      • Art/Culture
      • Caraïbe
      • Entreprises
      • Le Regard de Gdc
      • Patrimoine
      • Politics
      • Santé
      • Sports
      • Tribunes
    • Nos dossiers
      • Grandes figures
        • Édouard Glissant
        • Aimé Césaire
        • Frantz Fanon
        • Pierre Aliker
        • Camille Darsières
        • Alfred Marie-Jeanne
        • Patrick Chamoiseau
        • Raphaël Confiant
        • Serge Letchimy
      • Grands enjeux
        • Sargasses
        • Rhum
        • Vie chère
        • La presse en Martinique
      • Portrait ou enquête
    • À propos
      • Qui sommes-nous ?
      • Kit média
    • Contact
    annonces
    ABONNEMENT
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    Home » Une assurance pandémie aurait pu sauver l’économie du désastre
    Entreprises

    Une assurance pandémie aurait pu sauver l’économie du désastre

    août 21, 2020Aucun commentaire
    Facebook LinkedIn WhatsApp

    Un homme avait tout prévu et le produit existe, mais personne n’y a souscrit.

    Repéré par Ophélie Surcouf sur Wired

    L’éventualité qu’une pandémie se produise est d’une tous les 500 ans. Il s’agit d’une probabilité tellement rare qu’elle reste difficile à intégrer – ce phénomène est parfaitement humain.

    «Je ne pense pas que nos cerveaux soient particulièrement bons à faire la part des choses sur ce genre de risques, notamment ceux qui ne sont pas fréquents», remarque Nathan Wolfe, le fondateur de Metabiota, une entreprise qui a créé un modèle mathématique pour prédire et repérer en amont les épidémies ou les pandémies dans le monde, notamment en observant leur capacité à passer des animaux sauvages aux êtres humains.

    L’ancien chercheur de l’université américaine UCLA fait partie des scientifiques et des personnalités qui, depuis des années, avertissent le monde de la catastrophe que pourrait engendrer une pandémie.

    Avec Gunther Kraut de Munich Re, et Christian Ryan de Marsh, des entreprises d’assurance allemande et américaine, il a d’ailleurs développé et mis en service, courant 2018, une assurance pandémie. Elle aurait été parfaitement adaptée à la crise sanitaire liée au Covid-19 et aurait protégé des entreprises de la faillite… si ne serait-ce qu’une seule d’entre elles y avait souscrit.

    Comprendre pourquoi les spécialistes du risque étaient si mal préparés à la pandémie suppose de savoir d’abord comment fonctionne le système des assurances. Pour un coût fixe qui dépend de l’ampleur de votre couverture, vous (un particulier ou une entreprise) payez ce que l’on appelle un «premium».

    À lire aussiFestivals en crise: «La mauvaise foi des assurances n’est plus à démontrer»

    Cette somme vous couvre en vertu d’un contrat qui comprend généralement les risques communs, mais également des événements exceptionnels tels que les épidémies (entendues comme une version régionale de la pandémie). Afin de s’assurer qu’elles vont payer des dédommagements moindres que l’argent qu’elles ont amassé, les assurances conçoivent des modèles mathématiques très précis.

    Pourquoi dès lors la plupart des contrats, qui couvrent les tempêtes de grêle aussi bien que les kidnappings, ne prennent-elles pas en charge une protection contre les pandémies? La raison est simple: les assurances elles-mêmes ne sont généralement pas couvertes contre les pandémies.

    C’est là qu’entrent en scène des firmes telles que Munich Re. Il s’agit d’une entreprise de réassurance, c’est-à-dire qui assure les assurances. Leur modèle fonctionne à l’opposé des compagnies d’assurance qui s’adressent au public: les réassureurs couvrent les événements exceptionnels en échange d’un versement de premiums plus élevés. Le danger que des catastrophes de grande ampleur fassent irruption a peu de risques de se produire mais dans le cas où elles adviennent, la débâcle économique ou la faillite est certaine.

    Une tempête de grêle risque par exemple de tomber tous les trente ans, détruisant d’un coup les voitures et les habitations d’une grande partie de la population d’une ville. Les assurances doivent alors faire face à des centaines de demandes de remboursement de la part de leurs assuré·es. Mais non seulement la probabilité que ce type de dégâts frappe est faible, mais en plus ils ne risquent pas de se produire dans plusieurs régions du monde au même moment. Le business s’avère donc rentable et rapporte des dizaines de milliards de dollars tous les ans à Munich Re ou Swiss Re, sa compétitrice en Suisse.

    Plus les assureurs de voitures font appel à elles, mieux ces compagnies peuvent transformer ces risques rares et dispendieux en événement prévisibles et moins coûteux. C’est ce que les assurances appellent la diversification. «Plus vous pouvez diffuser le risque, plus vous pouvez l’assurer, selon Gunther Kraut. C’est pourquoi les réassureurs sont des compagnies mondialisées.»

    Index des sentiments

    Or par définition, une pandémie se produit partout à la fois, puisqu’elle est globale. De plus, son coût est quasi impossible à anticiper car il dépend principalement de la réaction sociale au virus (les décisions politiques, le système médical, la peur du public, etc.).

    Si bien que si les réassurances assuraient les assurances contre les pandémies, cela reviendrait à prendre le risque de voir tout le système s’écrouler et pousser tous les acteurs à mettre la clé sous la porte.

    Munich Re et Metabiota ont présenté leur solution à cet épineux problème mathématique, une assurance épidémie basée notamment sur un «Index des sentiments» pour calculer l’influence de la peur et de la panique sur le coût global de la pandémie. Les entreprises ont reconnu que leur proposition avait piqué leur intérêt. Mais personne n’a souscrit.

    La plupart voulaient prendre le temps d’établir un budget, calculer les risques, revoir la proposition l’année suivante… Sauf que l’année suivante était 2020 et que le Covid-19 se propageait déjà dans le monde entier.

    À lire aussiL’avenir n’a-t-il aucun secret pour les «superprévisionnistes»?

    En janvier, les entreprises sont venues en masse toquer à la porte de Munich Re, mais l’entreprise de réassurance a logiquement refusé de vendre son produit: cela aurait été comme accepter d’assurer contre les flammes une maison déjà en feu.

    Sans aucun premium d’avance pour amortir les coûts et la certitude de devoir payer quasiment toutes les entreprises qui souscriraient, Munich Re aurait précipité sa perte.

    Un constat que Wolfe veut voir de manière positive. «Il n’est pas impossible qu’au cours des cinquante prochaines années, l’humanité doivent faire face à un événement encore pire que celui-ci et qu’à ce moment-là, les gens se souviennent et disent: “Aussi terrible que le Covid-19 ait été, si nous n’avions pas eu cette catastrophe, les conséquences seraient tellement plus dramatiques”.» Espérons que le monde puisse apprendre de ses expériences.

    Partager sur Facebook

    ARTICLES SEMBLABLES

    À Case-Pilote, la BRED fait son chemin et gagne de nouveaux clients

    octobre 10, 2026

    Intelligence artificielle les entreprises martiniquaises face au défi de son intégration

    octobre 9, 2026

    Défaillances d’entreprises dans les DOM : une hausse de 45 % en Martinique au deuxième trimestre 2026

    juillet 28, 2026
    Ajouter un commentaire

    Les commentaires sont désactivés.

    La Veille des Marchés
    jeudi 22
    octobre
    477 202 croisiéristes
    année 2025
    Selon le Grand Port, 477 202 croisiéristes sont passés par la Martinique en 2025, 19,7 % de plus qu’en 2024.
    398 580 croisiéristes en 2024
    794 728 mouvements, arrivées et départs
    Croisiéristes comptés en personnes, et non en mouvements.
    Sources officiellesvérifiées
    Voir l'observatoire
    Étude offerte cette semaine
    Le tourisme en Martinique en 2025-2026 : hôtels, croisière, aéroport
    Recevoir l'étude gratuitement
    VOTRE MAGAZINE DU MOIS
    Actualités de la Caraïbe
    Caraïbe

    Caribbean Export et la Banque caribéenne de développement renforcent leur coopération pour faire émerger des projets d’investissement dans la région

    Caribbean News Global BRIDGETOWN, Barbade — L’Agence caribéenne de développement des exportations, Caribbean Export, et la Banque caribéenne de développement (CDB) ont renforcé leur collaboration…

    La Banque caribéenne de développement plaide pour une action régionale visant à renforcer l’enseignement des mathématiques

    octobre 21, 2026

    Le pôle SheTrades Caribbean de la Banque caribéenne de développement lance le fonds WE-CLIMB

    octobre 21, 2026

    Le pôle SheTrades Caribbean de la Banque caribéenne de développement lance le fonds WE-CLIMB

    octobre 21, 2026

    La Russie négocie la reprise des vols vers Cuba après une chute de 73 % du nombre de touristes russes

    octobre 21, 2026
    INSCRIVEZ-VOUS À NOTRE CHAÎNE !
    Publiez vos annonces Légales

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités de Antilla Martinique.

    Merci ! Votre demande a bien été prise en compte.

    Consultez les annonces légales
    Consulter nos anciens numéros
    Nos différentes rubriques
    Archives
    © 2026 Copyright ANTILLA. Tous drois réservés. Programmé par ANTILLA.
    • CONTACT
    • MARKETING
    • MENTIONS LÉGALES
    • ANNONCES LÉGALES
    • À PROPOS D’ANTILLA

    Saisissez votre recherche ci-dessus, puis appuyez sur Entrée pour lancer la recherche. Appuyez sur Esc pour annuler.