L’aggravation de la violence dans la France entière exige plus que des lamentations.
Quand la sécurité, mission première de l’Etat, cesse d’exister, c’est la liberté de l’énorme majorité des citoyens qui disparait.
Le pacte républicain est dès lors rompu.
Nul besoin de rappeler que la violence fait partie intégrante de l’espèce humaine.
Le rôle des dirigeants est justement de créer les conditions qui conduisent chaque individu à maitriser ses pulsions de violence et de délinquance.
Aucun pays ne peut faire reculer la violence en multipliant le nombre de magistrats, de gendarmes et de policiers; même si on doit regretter qu’en France les budgets consacrés au maintien de l’ordre aient été délibérément sacrifiés, et que les méthodes des tribunaux gardent de sérieuses marges de progrès.
L’intériorisation par chacun d’un certain nombre de valeurs étant incontournable, il convient d’abord d’identifier clairement quels leviers conduisent à cette responsabilisation individuelle.
Ces leviers sont, pour l’essentiel, au nombre de cinq, comme les doigts de la main.
En premier lieu, restaurer l’autorité des parents sur les enfants.
En deuxième lieu , diminuer drastiquement le nombre de personnes pour lesquelles le travail est devenu une option plutôt qu’une obligation.
En troisième lieu rendre aux maîtres d’école l’autorité sans laquelle ils sont désarmés face aux enfants et aux parents.
En quatrième lieu, rapprocher la politique pénale du principe de tolérance zéro.
Enfin, pacifier le débat politique en organisant la participation des minorités aux décisions les plus importantes.
Pour rendre opérants ces cinq leviers, quelques lois, faciles à identifier, sont à changer.
Ces changements sont indispensables au recul de la violence.
Mais peut-on compter sur ceux qui les ont faites pour reconnaitre leurs erreurs, et opérer ces changements?
Là est la vraie question.
Maurice Laouchez





