Fermer le menu
ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités créatives de ANTILLA concernant l'art, le design et les affaires

    Les tendances du moment

    Transports : l’unité et la responsabilité pour réussir la rentrée scolaire

    août 14, 2026

    Diversification agricole : la Martinique doit obtenir une réforme structurelle du POSEI

    août 14, 2026

    « Que représente la CARICOM pour la jeunesse ? » : La jeunesse caribéenne répond

    août 14, 2026
    Facebook X (Twitter) Instagram
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    • Rubriques
      • Édito de Henri PIED
      • Ecologie / Environnement
      • Art/Culture
      • Caraïbe
      • Entreprises
      • Le Regard de Gdc
      • Patrimoine
      • Politics
      • Santé
      • Sports
      • Tribunes
    • Nos dossiers
      • Grandes figures
        • Édouard Glissant
        • Aimé Césaire
        • Frantz Fanon
        • Pierre Aliker
        • Camille Darsières
        • Alfred Marie-Jeanne
        • Patrick Chamoiseau
        • Raphaël Confiant
        • Serge Letchimy
      • Grands enjeux
        • Sargasses
        • Rhum
        • Vie chère
        • La presse en Martinique
      • Portrait ou enquête
    • À propos
      • Qui sommes-nous ?
      • Kit média
    • Contact
    • Changer la langue en English
    annonces
    ABONNEMENT
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    Home » Le 54ᵉ anniversaire de la Convention du Morne-Rouge.
    Repère

    Le 54ᵉ anniversaire de la Convention du Morne-Rouge.

    août 22, 2025Mise à jouraoût 22, 2025Aucun commentaire
    Facebook LinkedIn WhatsApp

    L’autonomie martiniquaise, une vieille idée face à des défis nouveaux

    Le 22 août 1971, au Morne-Rouge, les partis anticolonialistes martiniquais, rassemblés autour du Parti communiste martiniquais (PCM), adoptaient un texte qui allait marquer durablement la mémoire politique de l’île : la Convention pour l’Autonomie. En affirmant que la Martinique, comme la Guadeloupe, la Guyane et La Réunion, constituait une « entité nationale » dotée d’un peuple et d’intérêts propres, ce document rompt avec l’illusion d’une assimilation réussie à la République française.

    Cinquante-quatre ans plus tard, l’autonomie n’a pas disparu du débat, bien au contraire. La Collectivité territoriale de Martinique (CTM) a convoqué un Congrès des élus pour le 25 septembre 2025 afin de réclamer à Paris un véritable pouvoir normatif. La revendication, formulée au cœur des années 1970, resurgit à un moment où le modèle départemental semble plus que jamais à bout de souffle

    Un héritage politique encore vivant

    La Convention de 1971 s’inscrivait dans le sillage des luttes identitaires et anticolonialistes de l’époque. Elle s’inspirait des mouvements de décolonisation et de la pensée tiers-mondiste. Son ambition : donner à la Martinique les leviers économiques, sociaux et culturels lui permettant de sortir de la dépendance coloniale. Si la société a profondément changé depuis – consommation de masse, européanisation des modes de vie –, l’idée d’un peuple martiniquais doté de droits collectifs demeure un socle idéologique récurrent.

    Des fractures sociales aggravées

    La Martinique d’aujourd’hui n’est plus celle de 1971, mais les inégalités se sont creusées.  Un  habitant sur trois vit sous le seuil de pauvreté, près de 70 % des foyers ne sont  pas imposables et 35 000 personnes perçoivent le RSA. Les prix de l’alimentation restent durablement supérieurs à ceux de la métropole, et les retraités touchent en moyenne 14 % de moins que leurs homologues hexagonaux. À ces fractures économiques s’ajoute une crise démographique redoutable : vieillissement rapide, déclin de la population, exode de la jeunesse. Dans un tel contexte, l’autonomie réapparaît  pour certains comme  une réponse possible à une impasse

    Des réformes institutionnelles limitées

    Depuis un demi-siècle, plusieurs étapes ont jalonné l’évolution institutionnelle : la décentralisation des années 1980, la création de la Collectivité territoriale unique en 2015, les référendums de 2003 et 2010. Mais ces réformes ont surtout entretenu des illusions. La CTM a fusionné les anciens conseils, sans élargir réellement les compétences locales par les habilitations qui lui ont été concédées. Et sans que cette fusion ait démontré son efficacité à améliorer le sort des Martiniquais.
    Les référendums, eux, ont confirmé la méfiance des électeurs envers les élites politiques et la peur des risques liés à l’article 74 de la Constitution. Le statut européen de région ultrapériphérique, enfin, reste trop technique pour combler ce déficit d’autonomie

    Un modèle à bout de souffle

    Le mouvement social de 2009, qui avait paralysé l’économie et mis en cause le système de vie chère, avait déjà révélé l’épuisement du modèle départemental né en 1946. Quinze ans plus tard, les mêmes constats demeurent : une dépendance accrue aux transferts publics, une économie fragile, une société fracturée. Dans ce contexte, l’autonomie refait surface comme une question de survie démocratique et sociale. Elle ne promet pas de miracles, mais offre la possibilité d’adapter les politiques aux réalités locales.

    Une question politique de première importance

    La convocation du Congrès des élus en septembre 2025 traduit l’urgence ressentie par une partie de la classe politique : ouvrir un nouveau cycle institutionnel. L’autonomie n’est plus seulement évoquée comme un héritage militant, elle devient une exigence posée face aux limites d’un modèle à bout de souffle.

    La Convention du Morne-Rouge avait proclamé l’existence d’un peuple martiniquais. Cinquante-quatre ans plus tard, la question n’est pas de savoir si ce peuple existe, mais s’il veut – et peut – prendre son destin en main.
    Gérard Dorwling-Carter

    ARTICLES SEMBLABLES

    Diversification agricole : la Martinique doit obtenir une réforme structurelle du POSEI

    août 14, 2026

    Souveraineté alimentaire : la Martinique manque-t-elle vraiment d’argent ?

    août 14, 2026

    Une autorité unique de l’eau en Martinique d’ici 2027 ?

    août 13, 2026
    Ajouter un commentaire

    Les commentaires sont désactivés.

    DISPONIBLE EN KIOSQUE
    Actualités de la Caraïbe
    Caraïbe

    « Que représente la CARICOM pour la jeunesse ? » : La jeunesse caribéenne répond

    St Lucia Times PaKherim Nelson À l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse, les jeunes des Caraïbes ont pu exprimer à la CARICOM ce…

    Les centres de formation technique et professionnelle de Sainte-Lucie se font l’écho de l’appel régional aux compétences

    août 14, 2026

    Sainte-Lucie lance officiellement une allocation de 1 000 EC$ pour les nouveau-nés

    août 4, 2026

    Les délégués de l’OECO font le point sur les stratégies de gestion des sargasses suite à leur mission dans les territoires français

    août 2, 2026

    Pierre : L’émancipation est inachevée sans liberté économique.

    août 2, 2026
    INSCRIVEZ-VOUS À NOTRE CHAÎNE !
    Publiez vos annonces Légales

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités de Antilla Martinique.

    Merci ! Votre demande a bien été prise en compte.

    Consultez les annonces légales
    Consulter nos anciens numéros
    Nos différentes rubriques
    Archives
    © 2026 Copyright ANTILLA. Tous drois réservés. Programmé par ANTILLA.
    • CONTACT
    • MARKETING
    • MENTIONS LÉGALES
    • ANNONCES LÉGALES
    • À PROPOS D’ANTILLA

    Saisissez votre recherche ci-dessus, puis appuyez sur Entrée pour lancer la recherche. Appuyez sur Esc pour annuler.