Fermer le menu
ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités créatives de ANTILLA concernant l'art, le design et les affaires

    Les tendances du moment

    Fruits et légumes : Cyrille Necker, « Aujourd’hui, on est au bord du gouffre »

    octobre 12, 2026

    Canne à sucre : Justin Céraline, « Les planteurs sont en souffrance depuis de nombreuses années »

    octobre 12, 2026

    Aimé Césaire, Depestre et Aragon : « marronner » la langue française

    octobre 12, 2026
    Facebook X (Twitter) Instagram
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    • Rubriques
      • Édito de Henri PIED
      • Ecologie / Environnement
      • Art/Culture
      • Caraïbe
      • Entreprises
      • Le Regard de Gdc
      • Patrimoine
      • Politics
      • Santé
      • Sports
      • Tribunes
    • Nos dossiers
      • Grandes figures
        • Édouard Glissant
        • Aimé Césaire
        • Frantz Fanon
        • Pierre Aliker
        • Camille Darsières
        • Alfred Marie-Jeanne
        • Patrick Chamoiseau
        • Raphaël Confiant
        • Serge Letchimy
      • Grands enjeux
        • Sargasses
        • Rhum
        • Vie chère
        • La presse en Martinique
      • Portrait ou enquête
    • À propos
      • Qui sommes-nous ?
      • Kit média
    • Contact
    annonces
    ABONNEMENT
    ANTILLA MARTINIQUE | Avec vous depuis 1981
    Home » Fruits et légumes : Cyrille Necker, « Aujourd’hui, on est au bord du gouffre »
    Actualité

    Fruits et légumes : Cyrille Necker, « Aujourd’hui, on est au bord du gouffre »

    octobre 12, 2026Mise à jouroctobre 12, 2026Aucun commentaire
    Facebook LinkedIn WhatsApp

    Cet article fait suite à notre série consacrée aux filières agricoles martiniquaises face au projet de budget 2027, après la conférence de presse du 9 octobre à la Chambre d’agriculture. Déjà publiés :

    • Budget 2027 : les filières agricoles martiniquaises font bloc face aux coupes annoncées
    • Après l’alerte collective, Antilla donne la parole à chaque filière
    • José Maurice, président de la Chambre d’agriculture
    • Jean-Claude Marraud des Grottes, président de Banamart
    • Justin Céraline, président de la SICA Canne-Union

    Pour Cyrille Necker, président de l’Association martiniquaise interprofessionnelle des fruits et légumes (AMIFEL), la situation de la filière végétale martiniquaise ne peut plus être considérée comme une succession de mauvaises saisons. Sécheresse, difficultés sanitaires, effondrement des rendements et fragilisation des coopératives mettent en péril un secteur essentiel à l’alimentation locale. Face aux restrictions budgétaires envisagées pour 2027, il dénonce une contradiction entre les ambitions affichées de souveraineté alimentaire et les moyens réellement accordés aux producteurs.

    « La filière végétale martiniquaise ne traverse pas une simple mauvaise saison. » Dès le début de son intervention, vendredi 9 octobre, à la Chambre d’agriculture de Martinique, Cyrille Necker a donné le ton. Pour le président de l’AMIFEL, les difficultés rencontrées par les producteurs de fruits et légumes ne relèvent plus des aléas habituels de l’agriculture. Leur répétition et leur accumulation menacent désormais l’équilibre économique de toute la filière.

    La sécheresse de 2026 a durement affecté les exploitations, avec des conséquences directes sur les rendements et la qualité des productions. À ces difficultés climatiques s’ajoutent des problèmes sanitaires récurrents et la disparition de certaines molécules utilisées pour protéger les cultures. Cyrille Necker évoque également les dégâts provoqués dans les parcelles par des animaux en quête de nourriture, une conséquence supplémentaire de la dégradation des conditions naturelles.

    Cyrille Necker, président de l’AMIFEL, lors de la conférence de presse du 9 octobre 2026 à la Chambre d’agriculture de Martinique
    Cyrille Necker, président de l’AMIFEL, lors de la conférence de presse du 9 octobre 2026 à la Chambre d’agriculture de Martinique

    « Aujourd’hui, on est au bord du gouffre. »

    Cette situation a des répercussions qui dépassent les seules exploitations. Le président de l’AMIFEL insiste sur les difficultés des coopératives, dont le rôle est précisément de structurer la filière et d’accompagner les agriculteurs. Lorsque les récoltes diminuent, leurs ressources baissent également, ce qui fragilise leur capacité à remplir leurs missions.

    C’est un mécanisme particulièrement préoccupant pour Cyrille Necker : au moment où les producteurs auraient le plus besoin de leurs organisations collectives, celles-ci se retrouvent elles-mêmes affaiblies par le recul des volumes agricoles. Une situation qu’il décrit comme une véritable asphyxie de la filière végétale.

    Des restrictions budgétaires qui aggraveraient la situation

    C’est dans ce contexte que le projet de loi de finances pour 2027 suscite une vive inquiétude. Alors que les exploitants doivent déjà supporter les conséquences des difficultés climatiques et sanitaires, ils découvrent que les soutiens publics pourraient être réduits.

    Cyrille Necker dénonce ce qu’il considère comme une double peine. Les producteurs subissent des pertes de rendement liées à des événements qu’ils ne maîtrisent pas, puis risquent de voir diminuer les aides destinées à les accompagner.

    Son inquiétude porte notamment sur les « stabilisateurs budgétaires » envisagés pour la diversification agricole. Ce mécanisme permettrait de réduire les montants versés aux bénéficiaires lorsque l’enveloppe disponible ne suffit pas à satisfaire toutes les demandes.

    Pour le président de l’AMIFEL, la diversification végétale risque ainsi de devenir une simple variable d’ajustement, dépendant des crédits restant disponibles plutôt que de ses besoins réels.

    « La filière végétale, aujourd’hui, elle est la variable d’ajustement. »

    Il estime cette perspective d’autant plus difficile à accepter que le Gouvernement affiche parallèlement son ambition de développer la souveraineté alimentaire des territoires ultramarins. Comment renforcer la production locale si les exploitants et leurs organisations ne disposent pas des moyens nécessaires pour surmonter les difficultés actuelles ?

    Le président de l’AMIFEL va plus loin dans son appréciation de la situation politique. Il dénonce le manque de soutien des responsables publics et considère que l’adoption des restrictions budgétaires envisagées pour 2027 reviendrait à confirmer ce qu’il qualifie d’abandon politique de la filière.

    Une égalité de traitement réclamée pour les outre-mer

    L’autre point de désaccord concerne la différence de traitement entre l’agriculture hexagonale et celle des territoires ultramarins. Cyrille Necker rappelle que des moyens d’urgence considérables ont été annoncés pour soutenir les exploitations de l’Hexagone, tandis que les filières ultramarines doivent faire face à des perspectives de réduction de leurs enveloppes.

    Pour lui, les difficultés climatiques et économiques rencontrées en Martinique justifient au contraire une prise en compte pleine et entière des territoires ultramarins dans les dispositifs nationaux de soutien.

    Mais il tient également à éviter toute opposition entre les différentes productions agricoles. Son intervention ne vise pas à réclamer une priorité pour les fruits et légumes au détriment de la canne, de la banane ou de l’élevage. Il défend au contraire une répartition équitable des moyens et une solidarité entre les organisations professionnelles.

    « Ce n’est pas une filière à la place d’une autre. Toutes doivent être logées à la même enseigne. »

    Cette exigence d’équité prend une importance particulière pour les productions destinées à l’alimentation quotidienne des Martiniquais. Cyrille Necker rappelle que les filières végétales de diversification sont des filières nourricières, dont le maintien et le développement constituent une condition essentielle de la souveraineté alimentaire du territoire.

    Il demande donc que les outre-mer soient pleinement intégrés aux fonds d’urgence agricole et que les arbitrages budgétaires tiennent compte des difficultés réelles des producteurs, sans mettre les filières en concurrence.

    Au-delà des montants financiers, l’intervention de Cyrille Necker pose finalement une question fondamentale : quelle place les pouvoirs publics entendent-ils réellement accorder à l’agriculture qui nourrit la population martiniquaise ? Car derrière les difficultés des exploitations et des coopératives, c’est aussi la capacité du territoire à maintenir et développer sa propre production de fruits et légumes qui se trouve en jeu.

    Le président de l’AMIFEL ne réclame pas un traitement privilégié, mais des moyens cohérents avec les ambitions affichées. Son message rejoint ainsi celui des autres représentants réunis à la Chambre d’agriculture : les filières peuvent avoir des besoins différents, mais leur avenir ne saurait se construire en les opposant les unes aux autres.

    Philippe Pied

    ARTICLES SEMBLABLES

    Canne à sucre : Justin Céraline, « Les planteurs sont en souffrance depuis de nombreuses années »

    octobre 12, 2026

    Agriculture martiniquaise : José Maurice, « On ne peut pas nous demander de produire davantage tout en nous retirant les moyens »

    octobre 12, 2026

    BANAMART. Jean-Claude Marraud des Grottes : « On ne peut pas se payer le luxe d’opposer les filières entre elles… ce serait même criminel ! »

    octobre 12, 2026
    Ajouter un commentaire

    Les commentaires sont désactivés.

    La Veille des Marchés
    lundi 12
    octobre
    63,66 %
    année 2024
    En 2024, plus d’un tiers de l’eau potable produite en Martinique n’est jamais arrivé jusqu’au robinet.
    2,95 €/m³ prix de l’eau
    51,6 à 81,0 % selon les services
    Chaque point de rendement perdu est un investissement de réseau à financer.
    Sources officiellesvérifiées
    Voir l'observatoire
    Étude offerte cette semaine
    Ce que la Martinique achète au dehors, et à qui, en 2025
    Recevoir l'étude gratuitement
    VOTRE MAGAZINE DU MOIS
    Actualités de la Caraïbe
    Caraïbe

    Une région, un même appel : les dirigeants caribéens réclament équité et action à l’ONU

    ONU Description de la photographie : le Premier ministre de Sainte-Lucie, Philip J. Pierre, s’adresse à l’Assemblée générale des Nations unies. Vêtu d’un costume sombre,…

    GRENADE -LE JOUR DES ÉLECTIONS EST LE 5 NOVEMBRE !!!

    octobre 7, 2026

    Un fort phénomène El Niño pourrait apporter sécheresse et chaleur humide dans les Caraïbes au cours des trois prochains mois

    octobre 7, 2026

    Le FMI et Haïti concluent une mission virtuelle sur la quatrième revue du programme suivi par les services du FMI

    octobre 7, 2026

    Perspectives économiques Amérique latine et Caraïbes – octobre 2026

    octobre 7, 2026
    INSCRIVEZ-VOUS À NOTRE CHAÎNE !
    Publiez vos annonces Légales

    Abonnez-vous

    Recevez les dernières actualités de Antilla Martinique.

    Merci ! Votre demande a bien été prise en compte.

    Consultez les annonces légales
    Consulter nos anciens numéros
    Nos différentes rubriques
    Archives
    © 2026 Copyright ANTILLA. Tous drois réservés. Programmé par ANTILLA.
    • CONTACT
    • MARKETING
    • MENTIONS LÉGALES
    • ANNONCES LÉGALES
    • À PROPOS D’ANTILLA

    Saisissez votre recherche ci-dessus, puis appuyez sur Entrée pour lancer la recherche. Appuyez sur Esc pour annuler.